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Bart De Wever était pour la 14e fois en audience au palais depuis les élections du 9 juin dernier

Le Roi prolonge la mission du formateur De Wever jusqu'au 7 janvier et espère "une percée décisive" début 2025

Le roi Philippe a une nouvelle fois prolongé la mission de formateur fédéral Bart De Wever. Le bourgmestre anversois et président du parti nationaliste flamand N-VA devra rendre un nouveau rapport au souverain le 7 janvier, a communiqué le Palais à l'issue d'une courte audience d'une demi-heure ce vendredi. Cette prolongation permettra à De Wever de poursuivre après les congés de fin d'année. Alors que les cinq partis N-VA, Vooruit, CD&V, MR et Les Engagés - qui tentent depuis des mois d’élaborer un accord de coalition - négocient depuis la semaine dernière quotidiennement, le Roi a indiqué espérer "une percée décisive" au début de la nouvelle année.

Anne François Belga
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Dans son communiqué, le chef de l'État se fait donc insistant : le roi Philippe a indiqué à Bart De Wever qu'il espérait "une percée décisive au début de l'année 2025". Selon le Palais, le formateur a signalé au chef de l'État que "les négociateurs avaient réalisé des progrès dans plusieurs domaines".

Les négociateurs de la coalition dite "Arizona" ne sont toujours pas parvenus à un accord de gouvernement, plus de six mois après les élections fédérales du 9 juin. II s'agit désormais de la troisième formation de gouvernement fédéral la plus longue de l'histoire, après celles de 2010-2011 et 2019-2020. Les représentants de la N-VA, du MR, des Engagés, de Vooruit et du CD&V se voient pourtant quotidiennement. Par exemple, la journée de mercredi était consacrée aux soins de santé et celle de jeudi à la migration. Ce vendredi après-midi, le travail portera sur la fiscalité.

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Le calendrier de la suite des discussions n'a pas encore été communiqué aux partenaires de la potentielle coalition fédérale. Si des avancées sont engrangées, la pierre d'achoppement principale reste le volet socio-économique. Différentes "super-notes" ont ainsi été recalées par l'un ou l'autre partenaire. Les orientations budgétaires ne sont donc pas encore tranchées.

Sous le coup d'une procédure pour déficit excessif, la Belgique doit pourtant remettre à la Commission européenne un projet de plan budgétaire pour 2025 ainsi qu'une trajectoire pluriannuelle d'assainissement de ses finances publiques, accompagnées de réformes et d'investissements. L'échéance actuelle court jusqu'à la fin de l'année et doit permettre d'obtenir une dérogation pour atteindre ses objectifs en sept ans plutôt qu'en quatre ans.

Douzièmes provisoires au fédéral

Actuellement, les partenaires parlent d'un effort de 23 milliards d'euros à réaliser notamment via des réductions de dépenses, mais aussi des politiques nouvelles.

En attendant, en l'absence de gouvernement de plein exercice, la Chambre a adopté dans la nuit de jeudi à vendredi le projet de loi de finances contenant les douzièmes provisoires pour le premier trimestre de l'année 2025. Cette technique consiste à débloquer mois par mois un douzième du dernier budget adopté par la Chambre, auquel s'ajoute l'indexation. Elle permet d'assurer la continuité des services de l'État et le paiement des salaires et des pensions des agents des services publics. Le mécanisme s'éteindra dès que le nouveau gouvernement sera installé.

Parlement fédéral

Douzièmes provisoires à Bruxelles

Même scénario en Région de Bruxelles-Capitale : en l’absence d’un accord de coalition et d’un nouveau gouvernement, le Parlement bruxellois a donné jeudi son feu vert, à l'unanimité, au déblocage de moyens financiers au rythme de douzièmes provisoires pour assurer le fonctionnement de la Région bruxelloise au cours du premier trimestre 2025. Il y a eu 20 abstentions (PTB, N-VA, Vlaams Belang et CD&V).

Les débats ont eu lieu dans un climat plutôt serein, le MR, potentielle première formation d'un futur gouvernement, ayant obtenu quelques évolutions à la baisse dans les exceptions à la limite des trois douzièmes pour un trimestre dans le projet d'ordonnance. Avec la collaboration des cabinets des ministres Gatz et Vervoort, il a ainsi fait adopter des amendements, co-signés par des représentants de la majorité sortante, et au-delà de celle-ci qui permettent de réduire de quelque 320 millions d'euros le dépassement initial de 742 millions d'euros.

Mais le débat au Parlement bruxellois a aussi porté sur les circonstances qui ont mené à la contrainte de passer par une telle procédure budgétaire, à savoir l'absence de gouvernement de plein exercice depuis 6 mois et les responsabilités des uns et des autres dans le blocage persistant. Des douzièmes provisoires ont également été approuvés pour la Commission communautaire commune (CCC), mais avec davantage d'abstentions (celles du MR).

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