Le centre hospitalier AZ Rivierenland, installé en province anversoise, prévoit de recruter dès février prochain une conseillère en ménopause pour son personnel, essentiellement féminin. Il veut ainsi aider ses collaboratrices qui souffrent de troubles liés à la ménopause, sans parfois même s’en rendre compte. "Nous sommes le premier hôpital en Flandre à le faire", a souligné l'AZ Rivierenland.
Un premier hôpital en Flandre engage une "conseillère en ménopause" pour son personnel
"Environ 84% des membres de notre personnel sont des femmes et nombre d’entre elles traversent la ménopause", indique Linda De Tey, la future consultante en ménopause pour les campus de Rumst, Willebroek et Bornem de l’AZ Rivierenland. "Dans une enquête anonyme que nous avons effectuée, elles ont indiqué éprouver des troubles liés à cette ménopause".
"Nombre d’entre elles ont reçu le diagnostic de burn-out alors qu’il s’agissait (partiellement) de troubles liés à la ménopause. Les symptômes sont souvent identiques. Elles éprouvent des problèmes de concentration, de mémoire, elles dorment mal la nuit et sont donc moins performantes au travail. Elles peuvent aussi avoir des changements brusques d’humeur", précise De Tey.
Le bien-être des employées souffrant de troubles liés à la ménopause figure de plus en plus souvent à l'ordre du jour des autorités et des entreprises. Les symptômes impactent "la vie quotidienne mais aussi la productivité", et entraînent parfois des "congés maladies de longue durée", indique encore le centre hospitalier.
Le projet-cadre de l'AZ Rivierenland, intitulé "Back on board" (‘Retour à bord’), vise également à sensibiliser et à informer les collègues masculins ainsi que les managers sur la ménopause. "Cela se fera par le biais d'ateliers et de séances d'information qui permettront d'échanger sur le sujet. Le but est de créer un environnement sécurisé pour parler librement du sujet."
Linda De Tey entamera sa mission en février. Dès fin juin, le centre hospitalier anversois devra décider s’il poursuit sa collaboration avec la consultante. "Le but est qu’elle soit disponible dès le milieu de 2025 aussi pour les patientes de l’hôpital et plus seulement pour le personnel".
