Le nombre d'animaux et de plantes exotiques présents dans la partie belge de la mer du Nord a fortement augmenté au cours des dernières décennies, constate le Consortium sur les espèces exotiques de l'Institut flamand pour la mer (VLIZ), sur base d'une analyse approfondie. L'augmentation du transport maritime entre les différents continents en serait la cause principale.
En 35 ans, le nombre d'animaux et de plantes exotiques en mer du Nord belge a triplé
Selon cette nouvelle analyse, le nombre d'espèces introduites par l'homme en mer du Nord (côté belge) a plus que triplé. En 1990, on dénombrait en effet 33 espèces exotiques, contre 105 aujourd'hui. Cela concerne principalement les crabes, les crustacés, les araignées de mer et les crevettes. Mollusques, algues et vers font également partie des nouveaux arrivants.
La forte augmentation du transport maritime est à l'origine de cette hausse, estime le VLIZ. Une grande partie des animaux et des plantes ont en effet été amenés en mer du Nord par bateau. "La plus grande partie provient d’Asie du sud-est et du nord-ouest de la région atlantique".
Ces espèces pendent alors à la coque des bateaux ou se trouvent dans les eaux de ballast des navires. "Les grands navires ont des réservoirs à bord qu’ils remplissent d’eau afin que le bateau soit plongé plus profondément dans l’eau et deviennent ainsi plus manœuvrable. Lorsque l’eau est vidée dans notre mer du Nord, les espèces exotiques s’y trouvent déversées".
Perturbation de l'écosystème
Ces nouvelles espèces peuvent cependant perturber les écosystèmes. Dans certains cas, elles entraînent même une perte de biodiversité et des dommages écologiques. Selon l'Institut flamand pour la mer, la seule solution est d'empêcher de nouvelles espèces de trouver leur chemin vers la mer du Nord belge.
Il existe dans cette optique une Convention internationale sur la gestion des eaux de ballast, destinée à contraindre les navires qui parcourent le monde à traiter leurs eaux de ballast pour éviter la prolifération d'espèces aquatiques potentiellement invasives, rappelle le VLIZ.
