Dès ce lundi, et pour six mois, les Pays-Bas rétablissent des contrôles aux frontières avec la Belgique et l'Allemagne. La maréchaussée néerlandaise assure que des contrôles peuvent être menés partout le long de ces frontières, tant sur les routes que sur le rail. Le gouvernement néerlandais entend de la sorte lutter plus sévèrement contre le trafic d'êtres humains et la migration illégale.
Les Pays-Bas commencent à procéder à des contrôles aux frontières belges et allemandes
Il y a environ 840 points de passage frontaliers aux Pays-Bas, que ce soit sur des autoroutes ou des routes de campagne voire chemins forestiers. Il n'est pas déterminé où ces contrôles auront lieu au cours du prochain semestre. Selon la maréchaussée, ils seront effectués sur la base d'une "analyse de risques et d'informations".
La ministre chargée de la politique d'Asile aux Pays-Bas, Marjolein Faber (PVV), assure avoir toute confiance dans le fait que ces contrôles seront efficaces. Il ne s'agit pas d'une mesure symbolique, selon elle.
Toutefois selon l'association de la maréchaussée Marver, les contrôles frontaliers seront effectués dans le cadre des capacités "malheureusement limitées" de la maréchaussée. L'organisation s'attend à ce que l'impact sur le trafic frontalier soit "minime". "Il n'y aura pas de barrières et les contrôles seront toujours effectués de manière aléatoire", a déclaré l'organisation.
Le gouvernement de droite a décidé de réintroduire ces contrôles pour mettre fin à l'immigration clandestine. Les contrôles frontaliers dureront six mois.
Plus de 40 communes néerlandaises des régions frontalières ont toutefois critiqué cette mesure, craignant notamment que la mobilité frontalière ne soit entravée.
