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Le formateur fédéral Bart De Wever (N-VA)

Formation fédérale : Bart De Wever opte finalement pour des discussions bilatérales sur le volet socio-économique

Les négociateurs de la coalition Arizona (N-VA, MR, Vooruit, CD&V et Les Engagés) ne se sont plus retrouvés en réunion plénière dimanche soir, après une journée que le formateur Bart De Wever (photo) a consacrée à des entretiens bilatéraux. La réunion plénière était annoncée pour ce lundi, mais sur le dossier de la sécurité et non celui du budget et des grandes réformes socio-économiques. Finalement, le formateur a opté pour des entretiens bilatéraux sur les thèmes socio-économiques avec les négociateurs des divers partis. Le CD&V notamment a appelé à accélérer le tempo des négociations. 

Anne François Belga
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Durant la semaine écoulée les négociateurs de la N-VA, du MR, des Engagés, de Vooruit et du CD&V ont discuté de thèmes divers, dont la défense, la santé et l'asile. Ce week-end, il a de nouveau été question du budget et des réformes en matière d'emploi, de pension et de fiscalité, des sujets qui constituent le cœur de la négociation et sur lesquels les négociateurs s'étaient quittés lundi passé, à l'aube, sans accord. Il était très peu probable que les points importants soient résolus ce week-end.

La concertation de samedi a surtout été de nature technique et dimanche les entretiens bilatéraux entre le formateur Bart De Wever et les représentants de chaque parti sur le thème du budget ont repris. Mardi, le formateur est attendu chez le Roi pour un nouveau rapport de sa mission. Pourra-t-il présenter un accord partiel au chef de l'Etat? Après la réunion marathon d'il y a une semaine, un optimisme relatif régnait chez plusieurs négociateurs. Il était tempéré dimanche soir.

Au terme d'une journée consacrée à des bilatérales sur le budget, le formateur avait annoncé dimanche en fin de journée à ses partenaires une réunion plénière ce lundi après-midi sur la sécurité afin de démêler les derniers nœuds dans ce domaine. L'annonce avait suscité la surprise chez certains d'entre eux: les échéances se rapprochent, le président de la N-VA étant attendu mardi chez le Roi pour un nouveau rapport de sa mission.

Or, le budget et les grandes réformes "socio-économiques", c'est-à-dire en matière de fiscalité, d'emploi et de pensions, constituent le cœur de la négociation à l'heure où la Belgique doit redresser ses finances publiques. Le socio-économique est finalement revenu à l'agenda ce lundi, Bart De Wever annonçant qu'il mènerait des discussions bilatérales à ce sujet avec les négociateurs des partis de la coalition Arizona. 

Bart De Wever doit à nouveau faire rapport au Roi de sa mission, ce mardi

Pas de kern sur le budget de l'INAMI

Le gouvernement fédéral sortant devait à nouveau se réunir pour arrêter le budget de l'Institut National de Maladie-Invalidité (INAMI) après avoir échoué à s'accorder sur le sujet il y a deux semaines. Fidèle à l'attitude qu'il observe depuis la rentrée, le Premier ministre Alexander De Croo attendait de savoir quels étaient les plans de la prochaine coalition avant de trancher, au vu des montants considérables qui sont en jeu. Mais ce week-end, la N-VA, le MR, les Engagés, Vooruit et le CD&V n'ont pas progressé sur le sujet. La question du cadre budgétaire du futur gouvernement semble s'enliser six mois après les élections.

"La norme de croissance (des soins de santé) pour 2025 a été discutée il y a deux semaines mais le gouvernement démissionnaire n'avait alors pas trouvé de consensus. Une nouvelle réunion n'offre pas pour le moment de perspective d'un accord tant que les partis de l'Arizona ne se prononcent pas sur la question. Le Premier ministre prendra à nouveau contact avec le formateur", a-t-on indiqué au cabinet d’Alexander De Croo.

La norme de croissance actuelle des soins de santé atteint 2,5%, au-delà de l'indexation. Cela représente un "alourdissement" de 2 milliards d'euros du budget. "Ce n'est pas le comité de gestion de l'INAMI qui détermine cette norme de croissance mais le conseil des ministres". "Le report ne met pas en danger les dépenses dans les soins de santé. Le conseil des ministres peut prendre une décision plus tard dans le mois. D'ici là, le formateur reçoit plus de temps pour négocier. Tant que les discussions budgétaires sont en cours dans le cadre de la formation, ce n'est pas au gouvernement démissionnaire d'établir les dépenses de 2025 (au-delà des douzièmes provisoires). C'est aux partis qui forment le gouvernement de faire des choix budgétaires pour les années à venir".

Pour l'instant, l'accord conclu au sein de l'INAMI entre les mutuelles et les prestataires de soin peut rester intact, apprenait-on en début de semaine, le comité de gestion de l'institut ayant adopté des douzièmes provisoires en l'absence d'un budget des soins de santé ratifié par le conseil des ministres pour 2025. Au sein du gouvernement, le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke a regretté "profondément" cette décision. "Si nous voulons garder le budget sur la bonne voie, chaque jour de retard est un jour perdu", a-t-il lancé.

Chez les écologistes, le ton était le même. "Il me semble urgent d'avancer sur les dossiers à l'agenda, que ce soit le budget de l'INAMI ou la langue bleue, pour ne pas parler des autres dossiers bloqués", a fait remarquer Georges Gilkinet (Ecolo). Une opinion partagée par le vice-Premier ministre CD&V Vincent Van Peteghem. Le vice-Premier ministre PS a également déploré ce report qui ne reçoit le soutien que des seuls vices-Premiers libéraux, Paul Van Tigchelt et David Clarinval.

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