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Le PS quitte les négociations en vue de former un gouvernement bruxellois : "les conditions d'une participation ne sont plus réunies"

Selon la Fédération bruxelloise du Parti Socialiste, "les conditions d'une participation du PS aux négociations pour la formation d'un gouvernement bruxellois ne sont plus réunies", a-t-il indiqué lundi midi.

Eric Steffens Belga
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Motif invoqué par le Bureau de la Fédération à l'issue de sa réunion de lundi: les conditions de l'accord entre Groen, la NV-A, l'Open VLD et Vooruit, présentées par la formatrice néerlandophone Elke Van den Brandt (Groen). Elle leur a soumis une note contenant une série de propositions institutionnelles, comme la fusion des zones de police, des communes et des CPAS.

Les deux conditions visées portent sur "la création unilatérale d'un poste de commissaire de gouvernement néerlandophone, adjoint au ministre-président et siégeant à la table du gouvernement, une décision qui nécessite l'adoption d'une ordonnance à la majorité du Parlement régional; le préemption de la compétence du Budget attribuée, "avant même une négociation sur le fond", à ce commissaire par le ministre-président.

"Lues à la lumière des termes de la super-note de celle-ci", ces conditions "remettent en cause les équilibres institutionnels de la Région bruxelloise et les intérêts des francophones, autant que les intentions de ce document menacent les politiques de proximité des communes en matière de prévention, de sécurité ou de cohésion sociale", selon le PS.

Ne pas importer les débats communautaires

Le PS bruxellois a notamment tenu à rappeler qu'il était à l'origine de la création de la Région il y a 35 ans. "Tout au long de ces années, il a toujours eu à cœur de respecter les équilibres institutionnels et de ne pas importer les débats communautaires"... dans les négociations pour la formation d'un gouvernement régional.

Le fait régional bruxellois est, selon lui, aujourd'hui une réalité qui s'est appuyé ces dernières années sur une autonomie renforcée des partis bruxellois à l'égard de leurs présidences nationales.

Le PS bruxellois dit devoir constater un retour en arrière de 25 ans avec l'immixtion dans les négociations de considérations qui, en méconnaissant les réalités bruxelloises, répondent plus de dynamiques nationales que régionales. Le PS a également tenu à rappeler qu'il s'était toujours opposé à la mise sous tutelle de Bruxelles par les deux Communautés, et qu'il continuera à le faire.

Martin Casier

Pas de veto du PS contre la N-VA mais contre la note d'Elke van den Brandt

Le PS ne met pas de veto contre la N-VA mais contre le contenu d'une note de travail de la formatrice Elke van den Brandt. "Elle contient une discussion institutionnelle et communautaire que nous refusons depuis 20 ans déjà", a affirmé le député socialiste Martin Casier ce lundi matin sur la VRT. Ce sujet doit être abordé au niveau fédéral, selon lui.

Selon Martin Casier, d'autres configurations restent possibles, notamment avec le CD&V. Il estime que la population bruxelloise ne veut pas du programme de la N-VA: "aux élections régionales, la N-VA n'était que le troisième parti néerlandophone avec moins de 2% des voix, et aux élections communales, le parti a perdu les sept sièges de conseillers communaux qu'il détenait".

Il considère la note d'Elke van den Brandt comme une "catastrophe" parce qu'elle ouvre la voie à des discussions institutionnelles, alors que depuis 20 ans, le PS a choisi de ne pas mener ce débat au niveau bruxellois.

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