À Blankenberge (Flandre occidentale), le collège des échevins sera finalement désigné par un vote à bulletin secret. Vooruit avait jusqu'à minuit cette nuit pour former une coalition, mais n'y est pas parvenu. Le fait que ce vote à bulletin secret intervienne n'est pas vraiment une surprise. Deux grands blocs s'affrontent dans cette commune du littoral depuis les élections : "Team Blankenberge" avec Vooruit contre la N-VA et le CD&V Plus. Ces dernières semaines, ces deux blocs ne sont pas parvenus à un accord.
En l'absence d'accord pour former une coalition à Blankenberge, un vote secret sera organisé
La formation d’une coalition a été très difficile à Blankenberge depuis les résultats des élections du 13 octobre. La liste "Team Blankenberge" de l'actuel bourgmestre Björn Prasse et Vooruit forme un cartel, face au cartel formé par la N-VA de l'ex-bourgmestre Daphné Dumery et du CD&V Plus. Les deux cartels disposent chacun de 12 sièges sur 27, ce qui est trop peu pour gouverner.
Il y a aussi le Vlaams Belang avec 3 sièges, mais personne ne veut gouverner avec le parti d’extrême droite. Les deux cartels ont donc besoin l'un de l'autre, mais n'ont pas réussi à se mettre d'accord. Un mois et demi après les élections, Vooruit était déjà le quatrième parti à se voir accorder le droit d'initiative pour former une coalition, mais n'a pas non plus réussi à la former.
"Hier, nous avons tenté à plusieurs reprises de joindre les têtes de liste de la N-VA et du CD&V Plus par téléphone, par SMS et par courriel. Dans la soirée, nous avons reçu le message qu'ils n'étaient pas disposés à s'asseoir à 4 à la table des négociations. Ils veulent un scrutin secret intégral", a déclaré Patrick De Meulenaere (Vooruit).
Un rôle important réservé au Vlaams Belang
Le bourgmestre actuel Björn Prasse (Team Blankenberge) réagit également avec déception : "Rester injoignable pendant toute une journée pour présenter une proposition d'initiative sans Vooruit quelques heures avant la date limite, alors Vooruit détient l'initiative, c'est en fait dire à nouveau que l'on veut de toute façon aller au scrutin secret".
"Le temps que certains ont laissé passer ces dernières semaines pour des raisons de stratégie est exaspérant. C'est même irresponsable."
Un vote à bulletin secret pour désigner les échevins
Lorsqu’aucune coalition ne peut être formée, la procédure du vote à bulletin secret est appliquée. Elle est prévue pour le lundi 16 décembre. Pour chaque mandat échevinal, chaque parti peut désigner 1 personne. Comme les deux blocs ont le même nombre de sièges, le Vlaams Belang, avec ses 3 sièges, semble détenir la clé pour décider qui deviendra finalement échevin. Le choix du nouveau bourgmestre dépendra des échevins qui seront élus.
Dans un communiqué de presse commun, la N-VA et le CD&V Plus déclarent que la situation actuelle ne doit pas faire penser que la ville est ingouvernable. "Les 27 conseillers communaux élus ont été pleinement informés des négociations menées et des différentes positions. Ils disposent de toutes les informations nécessaires pour voter en leur âme et conscience", ont déclaré Daphné Dumery (N-VA) et Sandy Buysschaert (CD&V Plus).
"Ce qui est certain, c'est qu'une coalition minoritaire devra toujours chercher le soutien de l'opposition. Et c'est peut-être là l'essence même de la démocratie : une coopération entre l'équipe du conseil et l'opposition pour parvenir ensemble à des dossiers solides et bien développés".
"L'opposition doit être étroitement associée à l'élaboration des dossiers et les conseils consultatifs doivent jouer un rôle plus important dans le processus politique. Ce n'est qu'en travaillant ensemble que nous pourrons faire avancer notre ville".
