L'usine sidérurgique ArcelorMittal à Gand (Flandre orientale) risque une amende pouvant monter à 2 millions d’euros pour avoir dépassé certaines normes d'émission cette année, indique l'administration flamande, confirmant une information du journal De Standaard. "Nos inspecteurs ont effectué un contrôle chez ArcelorMittal le 5 juin", explique la porte-parole Ann Heylens. "Ils ont pris des mesures dans l'une des cheminées et ont constaté un excès d'émission de dioxines et de furanes." L’entreprise affirme avoir pris des mesures entretemps, pour satisfaire à la norme.
ArcelorMittal risque une grosse amende pour avoir dépassé les normes d'émission de substances potentiellement cancérigènes
Ces substances sont potentiellement cancérigènes et les émissions sont donc limitées. Mais l'une des cheminées de l'entreprise en aurait émis trois fois plus que la valeur autorisée. "Les mesures ont été constatées au niveau de la cheminée, le dépassement n'a pas été établi sur le secteur", précise Ann Heylens, porte-parole d’ArcelorMittal. "Il n'y avait sans doute pas de menace pour la santé publique."
L'entreprise sidérurgique risque néanmoins une amende, qui peut atteindre 2 millions d'euros. "C'est le montant maximum pour un délit en matière d'environnement. L'amende est calculée sur la base de ce qui a été établi, des données du PV et d'une éventuelle défense d'ArcelorMittal." L’entreprise sidérurgique gantoise était au courant du problème. L'aciérie prend elle-même des mesures dans ses installations et les transmet à l'administration.
"L'augmentation a été constatée par ArcelorMittal Gand en mai lors de contrôles de routine", confirme le porte-parole de l'entreprise Jan Cornelis. "Nous l'avons immédiatement signalée." La société explique injecter un produit pour capter les dioxines, mais qu'un blocage a été constaté au niveau des lances d'injection.
"Nous avons rapidement corrigé ces défauts et pris des mesures supplémentaires pour éviter que cela ne se reproduise, comme la réalisation de contrôles supplémentaires", poursuit l'entreprise. Depuis ces ajustements techniques, de nouvelles mesures effectuées par des laboratoires externes agréés ont confirmé que les émissions sont à nouveau conformes aux normes légales, conclut ArcelorMittal.
