Les anciens bâtiments du magasin de meubles Heylen et Meevita ont été libérés dimanche vers 14h à Peer, dans le Limbourg. Une rave party illégale, installée sans autorisation, y avait débuté vendredi. La police a recensé une grosse consommation d’alcool et de drogues pendant l’événement, qui a attiré plus d’un millier de participants, dont de nombreux venus de l’étranger. Les curateurs de l’entreprise Heylen en faillite a annoncé qu’ils déposeraient plainte pour l’occupation illégale du magasin à Peer.
Huit arrestations, 87 procès-verbaux et 15 véhicules saisis après une rave illégale à Peer
Au total, huit arrestations ont été effectuées, dont deux concernant des organisateurs présumés de la rave party illégale, et 87 PV ont été rédigés par les forces de l’ordre, dont 77 pour conduite sous influence et possession d'arme. Quinze véhicules transportant du matériel pour la rave party, comme des groupes électrogènes et des installations pour la musique, ont également été saisis.
La rave party était en cours depuis vendredi soir. La police locale campinoise, une fois avertie, a fermé les voies d'accès vers les bâtiments, alors que 1.000 à 1.200 personnes assistaient déjà à l'événement. Elle n’est cependant pas parvenue à faire vider les lieux et la fête illégale s’est poursuivie jusqu’à samedi. Des images du combat professionnel de boxe opposant la légende des poids lourds Mike Tyson au YouTuber devenu boxeur Jake Paul à Airlington aux Etats-Unis ont été diffusées pendant la soirée.
Deux festivaliers ont dû être emmenés à l'hôpital samedi. La police a pu procéder à quelques arrestations samedi soir et a ensuite rapidement pu mettre un terme dans le calme à l'événement, vers minuit.
Selon le bourgmestre de Peer Steven Matheï, les organisateurs voulaient attirer entre 10.000 et 15.000 visiteurs, tandis que la rave party devait se prolonger jusqu'à lundi. "Les personnes présentes ont quitté les lieux et le matériel a été rangé", a poursuivi le bourgmestre dimanche matin.
"Le site a été quitté dans un état chaotique"
Dimanche, les enquêteurs de la police ont fouillé pendant plusieurs heures les bâtiments et les terrains de Heylen occupés par les participants à la rave party, pour voir s’il restait des personnes sur les lieux. Mais ils voulaient avant tout aussi rassembler des preuves matérielles de l’occupation illégale et constater les dégâts éventuels.
"Le site a été quitté par les participants dans un état assez chaotique", indiquait à VRT NWS Marijke Martens de la police campinoise. "Nous avons trouvé beaucoup de déchets, des graffitis, des fenêtres cassées, du matériel qui s’y trouvait qui a été détruit. Tout porte à croire que les organisateurs s’étaient rendus sur les lieux auparavant pour préparer l’événement. C’était très organisé".
Le procureur s’est concerté dimanche avec les trois curateurs de l’entreprise Heylen en faillite. Ils ont élaboré un scénario pour pouvoir déposer plainte contre inconnus. "Des dégâts ont clairement été causés", déclarait le curateur Dirk Van Coppenolle. "Etant donné que nous défendons les droits des créanciers, nous ne pouvons pas faire autrement que de déposer plainte contre inconnus, dans l’espoir que cela mènera à une enquête criminelle pour retrouver les responsables".


