La société de transports en commun flamande De Lijn se verra obligée de réduire son offre dans plusieurs régions dès janvier en raison d'une pénurie de chauffeurs et de matériel roulant. C’est ce qu’a annoncé sa directrice Ann Schoubs ce vendredi, lors d’une conférence de presse portant sur la prochaine phase de l’Accessibilité de base, la nouvelle vision du gouvernement flamand en matière de mobilité.
De Lijn réduira son offre dès janvier en raison d'une pénurie de chauffeurs et de matériel
La société De Lijn et ses exploitants se débattent depuis quelques temps déjà avec une pénurie de personnel dans certaines régions, en raison du manque de candidat sur le marché de l’emploi. D’autre part, l’âge moyen des bus est monté à plus de 10 ans et les nouveaux bus n’arrivent qu’au compte-gouttes, les fournisseurs ayant des retards allant jusqu’à deux ans. Un tiers des bus a même plus de 15 ans, ce qui entraine l’apparition de problèmes plus complexes. "Ce qui signifie que nous ne pouvons parfois pas effectuer tous les trajets prévus, par manque de chauffeurs ou de bus en état de fonctionnement", précisait Ann Schoubs (photo).
En septembre, De Lijn devait déjà faire face à une pénurie de 2,4% de chauffeurs. Les zones les plus touchées par cette problématique sont le Vlaamse Rand - la périphérie bruxelloise - avec 6% de pénurie, la région anversoise (4,3%) et Louvain (4%). De Lijn estime qu'il lui manquera dès janvier 150 chauffeurs pour garantir l'offre initialement prévue.
L'offre globale devra donc être réduite de 2,5%. De Lijn assure toutefois qu'elle fera tout pour atténuer l'impact de cette situation sur les voyageurs. La réduction de l'offre concernera principalement des trajets effectués le week-end, en fin de soirée, où ceux pour lesquels des solutions alternatives existent. Les adaptations seront évaluées et corrigées, si nécessaire.
Le 6 janvier marquera aussi le début de la dernière phase officielle du plan d’Accessibilité de base (‘Basisbereikbaarheid’ en néerlandais). Elle comprendra des changements dans les régions de transports de Louvain, Malines, la périphérie flamande autour de Bruxelles (Vlaamse Rand), la Campine et Anvers. Environ 10% du réseau de transport y sera modifié.

