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De g. à dr.: Petra De Sutter, Elke Van den Brandt, Nadia Naji, Tinne Van der Straeten et Jeremie Vaneeckhout

Qui pourrait se porter candidat(e) à la présidence de Groen ?

"Je suis convaincue que nous aurons bien des candidats qui correspondent au profil et vont nous replacer sur la carte", a déclaré mercredi Mieke Schauvliege, cheffe de groupe Groen au Parlement flamand. La date limite approche pour le dépôt de candidatures à la présidence du parti écologiste flamand, mais les personnalités Groen en vue annoncent les unes après les autres ne pas souhaiter succéder au duo Nadia Naji - Jeremie Vaneeckhout. A la surprise générale, la ministre fédérale sortante Petra De Sutter a fait savoir mercredi qu’elle estimait ne pas être la candidate dont son parti avait besoin pour l’instant. Les noms du Gantois Filip Watteeuw et de l’Anversois Bogdan Vanden Berghe circulent actuellement comme possibles candidats.

Anne François Belga
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Nadia Naji et Jeremie Vaneeckhout (photo) ont annoncé récemment qu'ils ne tenteraient pas de prolonger leur mandat, après les résultats électoraux décevants récoltés en juin et octobre. Les observateurs se sont alors rapidement tournés vers Petra De Sutter, actuelle vice-Première du gouvernement fédéral en affaires courantes, mais elle a indiqué ce mercredi ne pas être candidate. Même réaction pour la ministre Tinne Van der Straeten, pour Kristof Calvo, ex-chef de groupe à la Chambre, et pour Björn Rzoska, longtemps chef de groupe Groen au Parlement flamand.

Mieke Schauvliege, cheffe de groupe Groen au Parlement flamand, n'est pas non plus candidate. Mais "nous avons cinq ans pour lancer quelqu'un de nouveau et le faire connaître en tant que président", a-t-elle tempéré mercredi sur le plateau de l'émission Villa Politica (VRT). La date limite pour les candidatures est lundi prochain, 18 novembre.

Nadia Naji et Jeremie Vaneeckhout, le duo actuellement à la présidence de Groen

Sur le fond, "nous constatons que les autres partis ont davantage pu mettre en avant leurs thèmes de prédilection. Nous avons cinq ans pour clarifier notre narratif et le replacer à l'agenda politique", indique Mieke Schauvliege. Il est temps d'introduire un nouveau visage dans l'équation, estime-t-elle. "Le plus important étant que ce soit quelqu'un avec des idées aiguisées, qui sache bien communiquer ce que nous représentons". Lorsqu'elle a annoncé qu'elle ne serait pas candidate, Petra De Sutter a appelé de ses vœux la désignation d'un candidat qui saurait parler une langue "claire et tranchante". Des qualités qu'elle ne possède pas, estime-t-elle.

Une analyse que ne partage Kristof Calvo (photo). La figure de proue de l'opposition des Verts au gouvernement Michel considère que le meilleur président ne sera pas le "meilleur querelleur". Aujourd'hui retiré dans sa ville de Malines, il a diffusé un message sur les réseaux sociaux pour regretter la décision de la vice-Première ministre de ne pas briguer la présidence de Groen, tout en contestant son analyse. "Les guerres quotidiennes entre les présidents 'spectacle' sont en effet souvent vives, mais rarement vraiment intéressantes. Pour moi, une politique verte et progressiste ne devrait pas être plus bruyante et plus tranchante, mais meilleure et plus passionnante. Meilleure et plus efficace dans son organisation, plus forte et plus intelligente à la table des négociations", a-t-il expliqué.

Kristof Calvo

Bogdan Vanden Berghe ? Filip Watteeuw?

Après les retraits successifs des personnalités de Groen, la question de la succession des co-présidents se fait de plus en plus pressante. Un nouveau nom circulait mercredi, celui de Bogdan Vanden Berghe (photo), l'ancien directeur politique des écologistes flamands. Il jugeait comme d'autres que chacun attendait la décision de Petra De Sutter. Selon lui, maintenant qu'elle a refusé de se porter candidate, il faut laisser à tous les écologistes le temps d'examiner la nouvelle donne.

Bogdan Vanden Berghe

L'échevin gantois Filip Watteuw (photo), l'une des figures les plus clivantes de Groen sur le plan local, a indiqué ce jeudi "envisager" de se porter candidat à la présidence du parti. "Jusqu'à il y a une semaine, je ne pensais pas du tout à la présidence, mais je le fais maintenant. On me l'a demandé, et mon expérience serait utile, me dit-on. Et comme je souhaite faire partie de la solution, d'une manière ou d'une autre, je l'envisage", indique-t-il. Des élections à la présidence du parti sont prévues en décembre.

Filip Watteeuw

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