Plusieurs incidents se sont déroulés mercredi soir dans le centre de Bruxelles en marge de la venue du président du Rassemblement National Jordan Bardella, qui présentait son premier livre à la Maison de Hongrie, rue de la Loi. Les manifestants s'en sont également pris au siège du Vlaams Belang, situé place Madou. La police a procédé à une quarantaine d'arrestations administratives.
Le siège du Vlaams Belang pris d'assaut pendant la visite de Jordan Bardella (RN), 40 arrestations
Vers 18h, soit une demi-heure avant l'arrivée du leader français d'extrême-droite, environ 300 personnes - essentiellement des membres de la Coordination antifasciste de Belgique, de l'Université Populaire de Bruxelles, du Réseau Ades et du Front antifasciste de Liège - s'étaient rassemblées à l'intersection de la rue de la Loi et de l'avenue des Arts. Quelques activistes ont tenté de forcer le barrage installé par la police.
Les forces de l'ordre ont répliqué en faisant usage d'une autopompe et de gaz lacrymogènes. Une partie des manifestants se sont ensuite dirigés vers une autre cible d'extrême droite à proximité, à savoir le siège du Vlaams Belang. Le bâtiment a été visé par des jets de poubelles et de panneaux de signalisation, avant une nouvelle intervention de la police.
Une centaine d'activistes ont poursuivi leur route vers le rond-point Schuman, tout en bloquant la route par endroits avec des poubelles, des panneaux de signalisation et des barrières de police.
Van Grieken exige des excuses du bourgmestre Kir
Le président du Vlaams Belang, Tom Van Grieken, s’est dit indigné. “La violence vient toujours de la gauche et est apparemment tolérée quand elle s’adresse à des opposants politiques de droite", écrivait Van Grieken sur X. Il réclame des excuses de la part du bourgmestre de la commune de Saint-Josse-Ten-Noode, Emir Kir.
Nous exigeons que la police et le parquet fassent leur travail pour retrouver les personnes qui ont fait usage de violence et les vandales, et nous demandons que le bourgmestre Kir s’excuse pour sa passivité". La police a fait savoir qu’une enquête a été ouverte à propos des destructions au siège du Vlaams Belang. "Nos services dressent actuellement un bilan des dégâts", précisait Ilse Van de Keere.

