Une nouvelle installation a pris pied mardi à Anvers pour étudier les effets météorologiques extrêmes dus au changement climatique sur les parcs éoliens et les quais maçonnées, notamment. Le système simule une vague sur un conduit de 84 mètres de long, 2 mètres de large et 2,5 mètres de profondeur et tente d'en tirer des enseignements en vue de mieux protéger la Côte.
Une nouvelle gouttière à vagues simule l'impact du changement climatique sur la Côte
Le dispositif se trouve au Laboratoire hydraulique d'Anvers, un centre d'expertise ancré dans la Métropole et qui dispose également d'un établissement de recherche maritime à Ostende. À Anvers, les scientifiques vont désormais pouvoir simuler les mouvements des vagues dans un environnement contrôlé. Ceci leur permettra d'étudier la solidité de différents types de digue ou de brise-lame, mais aussi l'érosion qui s'opère sur les éoliennes, les câbles et autres infrastructures en mer.
"Les vagues ne se laissent pas si facilement apprivoiser par des formules", souligne l'agence flamande des services maritimes et du littoral (MDK). "Outre les expériences numériques, les modèles physiques restent donc nécessaires." Pour les porteurs du projet, les inondations meurtrières qu'a subies la région espagnole de Valence fin octobre prouvent l'importance de telles recherches.
Le Laboratoire hydraulique disposait déjà de deux simulateurs plus petits, d'une longueur de 41 mètres chacun. Le nouveau dispositif, deux fois plus grand, "permettra de mieux étudier l'impact du changement climatique et de la hausse du niveau de la mer sur notre littoral", a conclu le secrétaire général du département flamand Mobilité et travaux publics, Filip Boelaert. L'entreprise de dragage Deme a pris part au projet.
