Petra De Sutter ne sera pas candidate à la présidence de Groen. La vice-Première ministre démissionnaire et ministre de la Fonction publique, des Entreprises publiques, des Télécommunications et de la Poste estime que le parti a besoin d'un "autre profil" que le sien à sa tête.
"Groen a besoin d'un président qui fixe un cap clair et tranchant. Le leadership, c'est reconnaître quand il faut donner des opportunités aux autres", a-t-on souligné dans son entourage.
A la mi-octobre, les co-présidents actuels, Nadia Naji et Jeremie Vaneeckhout, ont annoncé qu'ils ne brigueraient pas un renouvellement de leur mandat à la direction des écologistes flamands prévu en décembre. Le nom de Petra De Sutter a circulé pour leur succéder : figure de proue fédérale des Verts, elle est capable de toucher un public large et de rassembler les différents courants du parti.
La vice-Première ministre a réfléchi à la question au cours des semaines écoulées mais a choisi de ne pas se présenter "dans l'intérêt du parti", a-t-elle assuré.
Un rôle de cheffe de groupe à la Chambre
"En tant que parti d'opposition au fédéral et en Flandre, Groen devra faire entendre une voix tranchante, puissante, avec des idées claires. Je me voix davantage comme une dirigeante prudente et posée. Le parti a besoin maintenant de quelqu'un qui montre les dents pour garder la confiance des électeurs", a-t-elle expliqué.
C'est à son rôle de cheffe de groupe à la Chambre que Mme De Sutter veut se consacrer lorsqu'elle aura quitté le gouvernement.
La vice-Première ministre n'est pas la première personnalité de Groen à décliner une candidature à la présidence. L'ex-chef de groupe Kristof Calvo et la ministre de l'Energie, Tinne Van der Straeten, ont déjà fait savoir qu'ils n'avaient pas cette ambition.
Cependant le temps presse, car la date limite pour se porter candidat est fixée au 18 novembre.
