Pour la première fois depuis l’introduction du suffrage universel plural en 1892 en Belgique, le vote n'était plus obligatoire aux élections communales et provinciales du 13 octobre dernier. Si l’on en croit une étude louvaniste, ce sont avant tout les personnes peu diplômées, les jeunes et les femmes qui ne se sont pas déplacés pour participer au scrutin local, rapporte le quotidien flamand Het Nieuwsblad.
En Flandre, ce sont surtout les personnes peu diplômées, les jeunes et les femmes qui n'ont pas voté le 13 octobre
Au nord du pays, la participation générale aux dernières élections communales et provinciales s'est élevée en moyenne à 63,6 %. Le bureau d'études louvaniste Indiville s'est penché sur ce chiffre en analysant le comportement électoral de 1.052 Flamands entre le 17 et le 22 octobre. Le questionnaire portait, notamment, sur les doutes antérieurs concernant le vote, le comportement électoral lui-même et les raisons qui l'expliquent.
Parmi les personnes interrogées ayant un faible niveau d'éducation, 46 % ne sont pas allées voter alors que ce n'était le cas que de 25% des personnes ayant un niveau d'éducation plus élevé. Le rapport montre que le groupe le moins instruit était aussi celui qui avait le plus de doutes avant de voter ou non.
Les jeunes se posaient également beaucoup de questions, quelque 38 % des personnes de moins de 35 ans ayant déclaré avoir de très forts ou de forts doutes. Finalement, 38 % des jeunes interrogés ne sont pas allés voter.
Enfin, 40% des femmes ayant participé à l'enquête n'ont pas voté, contre 33 % des hommes. Parmi les non-votants, 18 % ont déclaré avoir eu d'autres engagements ce jour-là. "La politique ne tient de toute façon pas compte des gens comme moi " et "aucun intérêt pour la politique locale" sont également des raisons fréquemment citées pour expliquer l’absence de participation au scrutin local.
