Le gouvernement flamand est parvenu ce vendredi à un accord avec les provinces néerlandaises limitrophes de la Flandre sur la question de l'azote. La Zélande et le Brabant septentrional reportent ainsi temporairement leur procédure d'appel contre le craqueur d'éthane du géant britannique de la chimie Ineos, dans le port anversois. Il aurait été démontré que ce craqueur ne produit pas davantage d’azote.
Accord entre la Flandre et les Pays-Bas sur le dossier du craqueur d'éthane d'Ineos au port d'Anvers
En 2022, le gouvernement flamand avait accordé un permis environnemental à l'entreprise chimique Ineos pour le ‘Project One’, à savoir la construction d'un craqueur d'éthane dans le port d'Anvers. Treize organisations environnementales et les provinces néerlandaises du Brabant septentrional et de la Zélande avaient fait appel.
Le 20 juillet 2023, le Conseil du contentieux des permis flamand avait annulé le permis d’Ineos, mais un mois plus tard une nouvelle autorisation avait été délivrée par la ministre de l'Environnement de l'époque, Zuhal Demir. Les deux provinces néerlandaises avaient alors introduit un nouveau recours.
La Flandre soulagée
Le ministre-président flamand Matthias Diependaele et les ministres Jo Brouns (Environnement) et Annick De Ridder, en charge des Ports, se sont rendus ce vendredi à Middelburg aux Pays-Bas. Ils y ont convenu avec les autorités des deux provinces néerlandaises de reporter les procédures d'appels.
"Pendant la concertation avec nos partenaires néerlandais, nous avons pu démontrer qu’il ne sera pas question de précipitations supplémentaires d’azote lorsque le Project One d’Ineos sera lancé, mais bien au contraire de précipitations structurellement en baisse", expliquait Matthias Diependaele.
Le ministre-président flamand s’est dit soulagé d’avoir pu apaiser la situation tendue avec les deux provinces néerlandaises. "Ces prochains mois et années, nous voulons œuvrer à une meilleure relation avec nos pays voisins. Avec de nouveaux gouvernements des deux côtés de la frontière, qui sont confrontés à des problèmes et défis similaires, il existe une grande opportunité pour s’attaquer ensemble aux problèmes".
Dans les semaines à venir, les deux pays tenteront de résoudre les problèmes sur le fond afin de mettre fin au litige. "Je vais voir avec mon collègue Wiersma comment mieux collaborer à l’avenir autour du problème de l’azote", indiquait Diependaele. Des groupes de travail seront notamment mis en place afin de mieux coordonner les politiques en matière d'azote.
Ineos s’attend à pouvoir créer plus de 2.000 nouveaux emplois directs et indirects dans le port anversois grâce au Project One.
