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Le durcissement des sols en Région bruxelloise la rend vulnérable à de grosses intempéries

Le sol de la Région bruxelloise s'imperméabilise à toute vitesse

Plus de la moitié (53%) de la Région bruxelloise est couverte de surfaces imperméables, une proportion qui a doublé depuis 1955 et qui a augmenté linéairement depuis 1993, indique Bruxelles Environnement. Si l’on exclut la forêt de Soignes, ce pourcentage monte à 59%. La multiplication de ces surfaces dures constitue un défi pour la gestion des eaux pluviales ainsi que pour la protection des sols. Elle affecte aussi l'environnement et l'habitabilité de la ville, met en garde l'organisme régional.

Anne François Belga
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Les calculs ont été effectués par Bruxelles Environnement avec l’aide de l’intelligence artificielle et sur base d’images satellite et de photographies aériennes. Il en ressort qu’il existe une différence notable du niveau d'imperméabilité entre les différentes zones de la Région capitale.

En effet, le niveau de "dureté" du sol est très élevé au centre de la Région et de plus en plus faible à mesure que l'on s'en éloigne. Concrètement, la zone noyau dite du "Pentagone" est imperméable à 93 % et les quartiers de la première couronne ont 85 % ou plus de surfaces imperméables, précise Bruxelles Environnement.

Les surfaces imperméables augmentent également dans la deuxième couronne où 60 à 85% des sols sont concernés dans les quartiers proches de la première couronne, alors que le taux dans les quartiers extérieurs est de 60 %. Seuls les grands espaces verts de la Région (comme la Forêt de Soignes et le Bois de la Cambre, le Domaine et Parc de Laeken, le Bois du Laerbeek et le Parc Roi Baudouin, notamment) sont considérés comme des surfaces perméables.

Risques d’inondation

Les surfaces imperméables de la Région sont principalement des routes, des bâtiments, des places et autres infrastructures qui ne permettent pas à l'eau de pénétrer dans le sol. L’évolution est inquiétante et rend la Région capitale très vulnérable pour des situations comme les récentes inondations et bombes d’eau qui ont ravagé la région de Valence, en Espagne.

La multiplication des surfaces dures entraine aussi des problèmes pour l’approvisionnement de la nappe phréatique et est néfaste pour la qualité des cours d’eau, souligne en outre Bruxelles Environnement.

Stratégie du "bon sol"

"Il est très important de réduire les surfaces imperméables et de favoriser l'infiltration naturelle afin de réduire les inondations et autres impacts négatifs sur l'environnement", appuie Bruxelles Environnement, qui avance que les solutions à ce problème résident dans la construction d'espaces verts, le pavage perméable des rues et trottoirs, les toitures vertes (photo) et les systèmes de collecte des eaux de pluie.

Cette stratégie du "bon sol" (good soil, en anglais), qui a été approuvée en mai 2024 par le gouvernement bruxellois, étudie notamment la possibilité de stopper d’ici 2050 l’imperméabilisation des sols à Bruxelles et de redonner une perméabilité à certains sols qui ont déjà été recouverts.

Une toiture verte

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