Le tribunal correctionnel de Gand a condamné mercredi Gregory R. - l’homme qui s‘était fait passer pour ‘Eveline’ sur les réseaux sociaux il y a quatre ans - à une peine de quatre ans de prison assortie d'un sursis probatoire. Ce trentenaire comparaissait notamment pour diffusion non consentie de contenus à caractère sexuel. Trois personnalités connues flamandes figurent parmi les victimes.
Quatre ans de prison avec sursis pour diffusion non consentie d'images intimes
Au début du mois d'octobre 2020, plusieurs photos et vidéos à caractère sexuel de personnalités flamandes étaient apparues sur la toile. Le prévenu utilisait le pseudonyme ‘Eveline’ pour entrer en contact avec les victimes et les convaincre d'envoyer ces images dénudées. Le jeune homme, alors âgé de 27 ans, a été interpellé dans son kot à Gand (Flandre orientale) après une enquête de la Federal Computer Crime Unit. Il a admis les faits et a été libéré sous de strictes conditions.
Fin novembre 2022, le prévenu a été une nouvelle fois interpellé pour des actes similaires commis cette fois aux Pays-Bas, sous le pseudonyme ‘Ariana’. Il est resté sous les verrous pendant quelques mois mais a été une nouvelle fois libéré sous de strictes conditions en mars 2023.
Le jeune a encore été appréhendé en novembre 2023, alors qu'il était suspecté d'avoir commis de nouvelles infractions et d'avoir violé les conditions de sa libération. Au total, 14 victimes du prévenu ont été identifiées, dont trois personnalités médiatiques flamandes. Le trentenaire devait répondre de faux en informatique, diffusion non consentie de contenus à caractère sexuel, harcèlement, chantage, voyeurisme, détention et diffusion d'images de violences sexuelles sur des enfants, et tentative de manipulation de données informatiques en vue d'obtenir un avantage illégal.
Le parquet avait requis 40 mois de prison avec sursis probatoire. Le tribunal aura été un peu plus sévère, en infligeant à Gregory R. quatre ans d'emprisonnement assortis d'un sursis probatoire. L’homme aura notamment l'obligation de suivre un programme de soins intensifs résidentiel afin de travailler sur ses "problèmes psychosociaux et sexuels".
Un complice anversois, âgé de 28 ans, devait répondre uniquement de diffusion non consentie de contenus à caractère sexuel au préjudice des trois personnalités. Le tribunal lui a accordé la suspension du prononcé.
