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Donald Trump et son épouse Melania

Election de Donald Trump aux Etats-Unis : les premières réactions en Belgique

Le Premier ministre belge Alexander De Croo a félicité ce mercredi, dans un bref message sur "X", le républicain Donald Trump, donné vainqueur des élections présidentielles aux Etats-Unis. En Flandre, les premières réactions politiques à la victoire annoncée de Trump sont partagées. Si la droite nationaliste semble se réjouir, ailleurs les commentaires vont de la méfiance à l'inquiétude non dissimulée. L’association flamande des entreprises estime que l’élection de Trump "pose des risques importants pour notre économie".

Anne François Belga
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Première réaction officielle belge à l’élection présumée du candidat républicain Donald Trump : "Félicitations au président élu @realDonaldTrump. La Belgique se réjouit de pouvoir continuer à renforcer le lien transatlantique. Des alliances solides seront nécessaires pour relever les défis mondiaux actuels et assurer notre prospérité", a déclaré le Premier ministre sortant Alexander De Croo (Open VLD) sur X.

Du côté de la N-VA, le député Théo Francken a vu sa prédiction se réaliser. "'The Donald' gagne. L'Europe ferait mieux d'apprendre à tenir elle-même son pantalon. Le temps du parasitisme est révolu, mesdames et messieurs", a commenté l’ancien Secrétaire d’Etat à la Migration sur X.

Le nouveau ministre-président flamand Matthias Diependaele, également de la N-VA, est resté sobre en félicitant Donald Trump, et en précisant que la Flandre "veut continuer à collaborer dans un rapport optimal avec la plus forte économie au monde". "Les Etats-Unis sont et restent, pour la Flandre, un des partenaires commerciaux les plus importants hors-UE", rappelle Diependaele. "Nous miserons sur de bonnes relations (commerciales) avec ce partenaire historique".

Le ministre-président flamand Matthias Diependaele

A l'extrême-droite, le président du Vlaams Belang Tom Van Grieken (photo) a estimé que le pouvoir d'achat et la migration ont donné le "la" et fait payer l'addition à ceux qui, à ses yeux, ont négligé le citoyen ordinaire.

La libérale flamande Gwendolyn Rutten n'est pas rassurée. "L'électeur américain a choisi et le résultat n'est pas seulement un comeback. C'est aussi une prise de contrôle. Et à présent, attendez-vous à l'inattendu. Nous débutons quatre années imprévisibles. Attachons nos ceintures"", a-t-elle posté sur X.

Tom Van Grieken, président du Vlaams Belang

Le coprésident des Verts, Jérémie Vaneeckhout (Groen), parle quant à lui d'un "gigantesque ' wake-upcall'". Selon lui, la démocratie et l'État de droit ne sont pas "soudainement renversés, mais démolis brique par brique".

Sa coprésidente Nadia Naji va plus loin: "L'homme qui sème la haine et la division revient au pouvoir... L'homme qui veut empêcher l'avortement, déporter les migrants, néglige l'État de droit, ruine le climat... L'Europe devra plus que jamais se montrer forte au cours des quatre prochaines années pour faire contrepoids", déclarait-elle.

L'eurodéputée socialiste Kathleen Van Brempt (Vooruit) a pour sa part qualifié la victoire de Donald Trump de "préoccupante". L'Europe "doit coopérer là où c'est possible et suivre de manière plus déterminée sa propre voie là où c'est nécessaire. Cela demande du courage et de la détermination".

Jérémie Vaneeckhout et Nadia Naji

Voka:"des risques importants pour notre économie"

L'élection du républicain Trump en tant que 47e président des États-Unis pose "des risques importants" qui pourraient réduire l'activité économique dans la zone euro d'1,5 %. Et "la Flandre, région exportatrice par excellence, est particulièrement vulnérable", a prévenu l'association flamande des entreprises Voka.

"Dans un monde géopolitique déjà instable, Donald Trump menace d'ajouter une incertitude supplémentaire", ajoute le Voka. "Il veut entraver le commerce mondial en rendant plus coûteuse l'importation de produits aux États-Unis." L'organisation patronale plaide dès lors pour une Europe plus forte, engagée en faveur de la compétitivité et de la productivité.

"L'Europe et la Belgique devront être plus autonomes sur le plan économique et militaire. Les États-Unis restent un allié et un partenaire commercial très important, mais nous devrons de plus en plus nous débrouiller seuls", a mis en garde Hans Maertens, le directeur général du Voka. Selon lui, le marché européen est encore trop fragmenté car les différents pays ne parlent pas assez d'une seule voix. "Il faut donner la priorité au rétablissement de la compétitivité et de la productivité de nos entreprises, afin qu'elles puissent rivaliser avec le reste du monde".

Hans Maertens (Voka)

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