Depuis les années ‘90, l'hôpital de Genk, Ziekenhuis Oost-Limburg (ZOL), aide chaque année entre 1 500 et 2 000 patients qui ne parlent pas le néerlandais. L'hôpital déploie 6 médiateurs interculturels qui aident les patients d'origine polonaise, marocaine, turque, russe, ukrainienne, italienne, arabe et espagnole dans leur propre langue.
Jusqu'à 2 000 patients non néerlandophones bénéficient chaque année de l’aide d’interprètes à l'hôpital Oost-Limburg
Seyhan Memishev est hospitalisé dans une chambre du service d'oncologie. La communication avec l'infirmière qui vient s'occuper de lui est difficile car l'homme parle à peine le néerlandais. Une médiatrice est alors présente, notamment lorsque les médecins viennent poser des questions ou donner des explications.
"Les patients sont soulagés de pouvoir être ainsi aidés dans leur propre langue. Ils sont heureux de nous voir, surtout quand c'est nécessaire », explique la médiatrice interculturelle Gülsen Ciçek. "Car ils peuvent alors poser leur question directement au médecin. Ils se sentent alors mieux compris en tant que patients".
Le patient Seyhan est d'origine bulgare mais parle le turc. Entre-temps, il a développé une bonne relation avec la médiatrice. "Je suis très reconnaissant qu'elle soit là et qu'elle me soutienne, moi et ma famille", dit-il. "Je ne comprendrais rien sans elle, ce serait très difficile".
La médiatrice s'entretient toujours au préalable avec le médecin traitant. "Je suis ainsi préparée à ce qui va se passer", explique Gülsen Ciçek. "Car il peut s'agir d'une conversation pour obtenir plus d'informations, mais aussi, par exemple, pour annoncer une mauvaise nouvelle. Il est donc nécessaire que nous soyons présents".
