Une quarantaine de communes en Flandre ne disposent toujours pas de majorité pour la prochaine législature. Le récent décret électoral voté dans le nord du pays indique cependant que la liste arrivée en tête de l'élection communale ne peut prendre l'initiative pour former une coalition que pendant deux semaines. Dès ce lundi, cette première liste cèdera donc son droit d'initiative à la seconde liste.
En Flandre, les premières listes perdent ce lundi l'initiative pour former une majorité
Un accord de majorité a été trouvé dans la grande majorité des communes flamandes. Ce n'est toutefois pas le cas dans une quarantaine de localités, dont certaines grandes villes comme Gand, Courtrai, Saint-Nicolas ou Anvers. Un accord a bien été trouvé samedi après-midi à Gand, entre le cartel libéral-socialiste Voor Gent du bourgmestre sortant Mathias De Clercq et la N-VA, mais cette alliance n’a ensuite pas été approuvée dimanche par les membres de Vooruit.
Du côté d'Anvers, le bourgmestre sortant Bart De Wever (N-VA) négocie exclusivement avec Vooruit, justement. À Courtrai, le cartel CD&V-Open VLD veut uniquement s'allier avec la N-VA, alors que les nationalistes flamands souhaitent que Vooruit entre dans les négociations. À Saint-Nicolas, les discussions concernent la N-VA et Vooruit, mais celles-ci seraient houleuses.
Les premières listes qui avaient, depuis le lendemain de l'élection, le droit d'initier des négociations pour une majorité, ont encore jusqu'à ce lundi pour soumettre un projet de coalition. À défaut, ce droit sera transféré à la liste arrivée en deuxième position en termes de voix.
Cela signifierait par exemple que la liste PVDA pourrait prendre l'initiative à Anvers, alors que la N-VA gagnerait ce droit à Courtrai. À Boom, en province d'Anvers, ce droit d'initiative pourrait revenir au Vlaams Belang, bien que la N-VA, Vooruit et la liste Samen2850 négocient actuellement une majorité et pourraient parvenir à un accord avant l'échéance.
