La facture finale de l'île énergétique Princesse Elisabeth qu'Elia est en train de construire au large de la Côte belge pourrait s'élever jusqu'à sept milliards d'euros alors que le budget initial était de 2,2 milliards au total, écrivent L'Echo et De Tijd dans leur édition de jeudi.
Cette île artificielle doit connecter les nouveaux parcs éoliens en mer qui vont être construits au large des côtes belges, et devrait également assurer une liaison à haute tension avec d'autres pays, même si certains projets sont remis en cause. Les deux quotidiens ont appris que la Creg, le régulateur fédéral du secteur énergétique, a alerté la ministre de l'Énergie Tinne Van der Straten (Groen) en mai dernier sur l'augmentation des coûts de ce projet. Dans un second courrier, daté du mois de juin, le régulateur parle même d'une possible augmentation du budget à sept milliards d'euros.
Elia reconnaît être confronté à une "augmentation importante" des coûts des matériaux électriques haute tension, mais refuse de communiquer les montants concernés. Face à cette importante augmentation des coûts, la ministre de l'Énergie et la Creg se renvoient la balle en matière de responsabilité.
Mais si les coûts d'investissement d'Elia augmentent, les ménages et les entreprises risquent aussi de devoir payer plus. C'est pourquoi la Creg se méfie de ce dossier. Reste à voir jusqu'où les coûts pourront encore baisser, car l'île est déjà en construction et les appels d'offres pour les installations électriques sont en cours.
La Febeliec demande le report des appels d'offres
Febeliec, la “Federation of Belgian Industrial Energy Consumers”, qui représente les industries consommatrices d’électricité et de gaz naturel en Belgique, demande à présent le report des appels d'offres. Ils devaient expirer à la fin de cette année. Mais il faut d'abord que les coûts soient plus clairs, explique Febeliec.

