A Middelkerke, la liste du bourgmestre Jean-Marie Dedecker formera une coalition avec la N-VA. Le Vlaams Belang se retrouve dans l'opposition.
Middelkerke : le bourgmestre sortant Jean-Marie Dedecker forme une coalition avec la N-VA
Jean-Marie Dedecker n'avait pas exclu de s'allier à l'unique élu d'extrême-droite pour avoir tout juste une majorité dans sa commune. L'ancien entraîneur de judo a finalement opté pour une coalition avec la N-VA, malgré des désaccords avec le chef de file de cette liste, l’ancien patron de la SNCB, Marc Descheemaecker.
Jean-Marie Dedecker et Marc Descheemaecker ont finalement enterré la hache de guerre et le second obtient un poste d'échevin dans l'équipe qui sera dirigée par le premier.
La "Lijst Dedecker" avait obtenu le 13 octobre 12 sièges sur 25, et se devait donc d'aller chercher un partenaire pour au moins un siège de plus. Le bourgmestre Jean-Marie Dedecker avait ouvertement envisagé une rupture du cordon sanitaire pour s'allier l'unique élu Vlaams Belang, mais il a finalement privilégié la N-VA, qui n'a également obtenu qu'un seul siège. La liste arrivée deuxième avec 11 sièges, un cartel Open VLD - Groen - CD&V nommé "Respect", reste sur le carreau et fera vivre l'opposition.
Tout s’arrange avec un morceau de tarte
Jean-Marie Dedecker et Marc Descheemaecker, ex-patron de la SNCB, s'étaient régulièrement chamaillé durant la campagne, mais les divergences ont été aplanies, autour d'une tarte et avec l'aide d'un Theo Francken réconciliateur, selon Jean-Marie Dedecker:
"Tout va mieux, avec de la tarte". Ce dernier, ancien élu VLD, puis indépendant, était tête de liste N-VA aux élections de juin dernier.
Mercredi, il a officiellement présenté sa nouvelle équipe d'échevins pour Middelkerke, avec Marc Descheemaecker en charge de la Mobilité, des Finances et du Sport. Le bourgmestre assure avoir discuté avec tout le monde, en premier lieu Tom Van Grieken, président du Vlaams Belang, et aussi avec la liste Respect, qui cependant "exigeait trois échevins".
La majorité est très courte, mais peu importe, assure-t-il: "de temps en temps, quelqu'un de malade devra venir au conseil communal. J'ai appris que les coalitions courtes sont celles qui sont les plus liées".
