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L'ambulancier Michael Dalschaert (à droite sur la photo) a reçu un violent coup de pied lors d'une intervention.

Un habitant de Saint-Nicolas condamné à 2 ans de prison avec sursis pour plusieurs agressions sur des ambulanciers

Un quadragénaire originaire de Saint-Nicolas (Flandre-Orientale) a été condamné à une peine de deux ans de prison avec sursis pour s'être comporté à plusieurs reprises de manière agressive à l'égard du personnel des urgences. Il a notamment donné un violent coup de pied à un ambulancier qui a dû renoncer à son emploi. "C'était mon rêve de devenir ambulancier, mais on me l'a enlevé", a-t-il déclaré.

Eric Steffens
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Le 7 janvier 2022, l'ambulancier Michael Dalschaert et ses collègues sont appelés par un homme désespéré dont le fils, un quadragénaire de Saint-Nicolas, est une fois de plus ivre mort. Sur place, les ambulanciers constatent que l'homme peut à peine tenir sur ses jambes et décident, avec la police, de l'emmener aux urgences.

Mais en route vers l'hôpital, les choses tournent mal. "J'ai voulu lui faire une prise de sang pour mesurer sa glycémie", a déclaré l'ambulancier. "Il est alors devenu agressif et j'ai reçu un violent coup de pied dans les côtes. J'ai alors pensé : ce sera une ecchymose. Bien sûr, cela m'avait fait très mal, mais j'ai continué à m'occuper de lui et j'ai terminé mon service".

Mais dans les jours suivants, la douleur n'a cessé de s'aggraver. "J'ai dû prendre de plus en plus de calmants, et c'est alors que j'ai pris conscience que quelque chose n’allait pas. Je me suis rendu chez mon médecin, qui m'a immédiatement envoyé aux urgences. Après examen, il s'est avéré que je souffrais d'une hernie post-traumatique de la paroi abdominale."  

Devenir ambulancier, c'était le rêve de ma vie mais on me l'a enlevé.

Michael Dalschaert, une des victimes.

"Comme la douleur était devenue intolérable entre-temps, j'ai été hospitalisé. Là, j'ai dû choisir : je pouvais me faire opérer pour faire disparaître la douleur, mais après cette opération, je ne pourrais plus exercer mon métier d'ambulancier. J'ai pensé à ma famille, puis j'ai décidé d'abandonner mon travail et d'opter pour l'opération. Ambulancier c'était le rêve de ma vie, mais on me l'a enlevé".

Une infirmière victime d'attouchements

Une semaine avant l'incident, l'homme avait déjà été arrêté pour ivresse sur la voie publique. Lors de la fouille, il s'était montré agressif et avait craché sur les agents.

Deux semaines à peine après l'incident avec l'ambulancier - nous sommes alors le 20 janvier 2022 - l'homme a été à nouveau arrêté, cette fois il a été emmené dans le service psychiatrique de l'hôpital AZ Nikolaas. Il y avait commis des attouchements sur une infirmière. Lorsque la police a voulu l'arrêter, l'homme est redevenu violent. L'un des agents a reçu un coup de tête, un autre un coup de pied dans la poitrine.

Une peine sévère

Devant le tribunal de Termonde, le quadragénaire a déclaré que sa consommation excessive d'alcool était à l'origine de son comportement. Il a fait valoir qu'il n'était pas conscient de ce qu'il faisait et qu'il ne se souvenait pas clairement des faits.

Le juge ne l’a pas suivi et l'a reconnu coupable, entre autres, de coups et blessures volontaires, d'attentat à la pudeur. Le quadragénaire a été condamné à une peine de deux ans d'emprisonnement, assortie d'une mise à l'épreuve de cinq ans.

Le sursis probatoire a été assorti d'une série de conditions strictes : l'homme doit suivre une thérapie pour son addiction à l'alcool et est privé de ses droits civiques pendant cinq ans. Il doit également verser une série de dommages et intérêts aux policiers et à l'ambulancier qu'il a blessés.

J'espère que c'est un signal pour tous que les frustrations de la société ne doivent pas être déversées sur les prestataires de service.

Michael Dalschaert, une des victimes.

L’ambulancier Michael Dalschaert, a été surpris par la sévérité du verdict, mais est globalement satisfait. "Malgré la colère et la frustration qui subsistent, je suis satisfait du verdict", a-t-il déclaré. 

"Je suis heureux qu'il n'ait pas été condamné à une peine d'emprisonnement effective, mais qu'il bénéficie d'un soutien psychologique qui lui permettra de réaliser qu'il a eu un comportement fautif. J'espère que c'est un signal pour tous que les frustrations de la société ne doivent pas être déversées sur les prestataires de service".

 

Ces dernières années, plusieurs urgentistes ou ambulanciers ont été victimes de violences. L'infirmier urgentiste Stef Vanlee, également connu sous le nom d'acteur de "Dertigers", a témoigné à ce sujet dans le dernier JT de la VRT. Des images de vidéosurveillance le montrent en train de se faire tabasser par un patient dans un hôpital anversois.

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