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La procédure Renault chez Audi Brussels concerne 2.920 emplois

Les licenciements collectifs ont atteint un niveau record en dix ans en Belgique

Le nombre de postes menacés cette année est le plus élevé sur les dix dernières années, rapporte le quotidien financier L'Echo ce mardi. Il note que la procédure Renault déclenchée par l’usine du constructeur automobile Audi Brussels à Forest pèse lourd dans le total des emplois menacés. Entretemps, la direction internationale du chocolatier Barry Callebaut refuse de revoir le nombre de licenciements annoncé (500) pour trois sites dans notre pays.

Anne François Belga
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Les licenciements collectifs ont touché un nombre particulièrement élevé de travailleurs en Belgique au cours des neuf premiers mois de cette année. Au total, 68 entreprises ont annoncé des plans visant la suppression d’un total de 8.878 emplois. C'est le chiffre le plus élevé sur neuf mois, sur base des statistiques des dix dernières années.

Le projet de licenciement collectif annoncé au troisième trimestre par la direction du constructeur automobile Audi Brussels a fortement alourdi le bilan pour 2024: la procédure Renault concerne 2.920 emplois, selon les décomptes du service public fédéral Emploi.

Du coup, le secteur de la transformation du métal est le plus touché, avec 4.901 postes de travail menacés, loin devant le deuxième, le textile (1.021 emplois). Les autres plus gros programmes de licenciement collectif ont été ceux dévoilés par le fournisseur de pièces automobiles LKQ Belgium à Vilvorde (266 emplois) et le fournisseur de matériel de chauffage et refroidissement Copeland Europe GmbH à Welkenraedt (201 postes).

Du côté des procédures Renault clôturées, 49 entreprises ont notifié le licenciement à 3.205 personnes sur les neuf premiers mois. Le groupe de produits d'hygiène Ontex s'est séparé du plus grand nombre de travailleurs, soit 484 collaborateurs.

Le fabricant de produits d'hygiène personnelle Ontex réduira ses effectifs de 484 travailleurs sur les sites d'Eeklo et Buggenhout (Flandre orientale).

La direction de Barry Callebaut s’en tient à 500 licenciements

Autre poids lourd dans les licenciements collectifs cette année : les 2.500 emplois que veut supprimer la direction internationale du chocolatier Barry Callebaut dans le monde, dont 500 sur trois sites en Belgique. La phase d'information et de consultation de la loi Renault s'est achevée lundi. Les syndicats espéraient réduire le nombre de licenciements, mais la direction ne veut pas revenir sur ses projets. Les négociations ont donc échoué.

Barry Callebaut a annoncé la mise en œuvre de son plan de restructuration "BC Next Level" avec la disparition de quelque 2.500 postes sur 13.000 à l'échelle mondiale, dont environ 500 en Belgique: à savoir 178 à Hal (Brabant flamand) où travaillent 480 personnes et 311 à Lokeren et Wieze (Flandre orientale), où plus de 1.300 personnes sont actives.

"Il est triste qu'une entreprise prospère supprime des emplois décents en Belgique pour payer des travailleurs moins cher ailleurs dans le monde, afin de réaliser encore plus de bénéfices", regrette Tina De Greef du syndicat chrétien ACV. La direction veut néanmoins s'en tenir à son plan "BC Next Level" et promet des solutions pour limiter les licenciements secs.

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