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La nouvelle ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder

La nouvelle ministre flamande de la Mobilité veut faire payer les usagers étrangers de nos routes

Annick De Ridder, la toute nouvelle ministre flamande de la Mobilité, veut mettre en place aussi rapidement que possible "un moyen digital" de faire contribuer les usagers étrangers à l’entretien du réseau routier flamand. Elle affirme n'avoir pas le temps de tergiverser, car le gouvernement flamand compte déjà à la mi-législature sur les recettes d'une telle vignette, qui doit être concertée avec les autres Régions du pays. De Ridder souligne également qu’il ne s’agit pas d’une vignette routière.

Anne François Belga
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L'accord de coalition entre la N-VA, Vooruit et le CD&V prévoit l'introduction d'une vignette routière qui devrait rapporter 130 millions d'euros par an à la Région flamande à partir de 2027. La ministre de la Mobilité De Ridder préfère ne pas utiliser le terme "vignette routière", mais parle d'un "moyen numérique de faire contribuer les usagers étrangers" à l'utilisation de nos routes.

"Les Flamands paient, les camions paient, il est donc logique que les usagers étrangers payent également", expliquait la ministre ce mardi dans l’émission De Ochtend sur Radio 1 (VRT). Les tarifs actuels n'augmenteront pas pour les Flamands, promet en contrepartie Annick De Ridder.

Ce n'est pas la première fois que la vignette routière - ou une variante - apparaît dans les projets flamands. Par le passé, elle a suscité des oppositions, notamment de la part des Pays-Bas. "Mais il s'agissait alors d'un système classique de vignette. Aujourd'hui, on parle d'un mode de perception numérique", explique Annick De Ridder. Quoi qu'il en soit, elle prévoit de se concerter rapidement avec le gouvernement wallon.

Ce dernier a inscrit dans son programme qu'"un droit d'usage (vignette) dans le respect des règles européennes sera appliqué d'ici la fin de la législature". Les partis francophones MR et Les Engagés envisagent aussi un accord de coopération avec la Région bruxelloise pour que les Bruxellois ne soient pas impactés.

Johan Klaps remplace De Ridder comme échevin du port anversois

Devenue ministre régionale de la Mobilité, des Travaux publics, des Ports et des Sports ce lundi, Annick De Ridder quitte son poste d’échevine du port anversois. La fonction sera reprise par son collègue de parti Johan Klaps (N-VA), qui sera également responsable du Développement urbain, de l’Aménagement du territoire et du Patrimoine dans la cité portuaire. Il siège depuis 2013 au conseil communal d’Anvers.

"Ces compétences nécessitent une vision particulière et une expertise", estimait le bourgmestre d’Anvers, Bart De Wever. "Johan est la personne idéale à cet égard. Il possède l’expérience qui lui permettra de saisir à deux mains et dès le premier jour des matières complexes. Même si ce n’est que pour une courte durée, ces compétences sont trop importantes que pour rester en affaires courantes. Il y a du pain sur la planche : notre port et notre ville continuent à tourner".

Johan Klaps (photo) occupera ce poste jusqu’en janvier, lorsqu’une nouvelle équipe prendra le relais à l’issue des élections communales du 13 octobre. Il suivra avant tout des dossiers en cours. "Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser le port comme un bateau sans commandant pendant plusieurs mois. Je ne prendrai pas de nouvelles initiatives, mais depuis 10 ans j’ai suivi les dossiers du port et de l’aménagement du territoire depuis le conseil communal. Je peux donc immédiatement commencer à travailler", précisait Klaps.

Johan Klaps (54 ans) est le nouvel échevin du port anversois

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