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57 % des Flamands souhaitent que des caméras de surveillance soient installées dans leur rue

57 % des Flamands approuvent l'installation de caméras de surveillance dans leur rue. Ce sont surtout les personnes les plus âgées qui y sont favorables. C'est ce qui ressort d'une enquête menée par VRT NWS auprès de 1 501 Flamands au début du mois de septembre, à l'approche des élections communales.

Eric Steffens
Publié:

1. La plupart des Flamands veulent des caméras de surveillance dans leur rue

Le compromis entre vie privée et sécurité fait de l’installation de caméras de surveillance un sujet brûlant dans de nombreuses communes. Il suffit de penser à la polémique causée par le drone déployé par la commune Bilzen pour vérifier si les automobilistes respectent les règles dans une rue cyclable.

Il existe des caméras de toutes les formes et de toutes les tailles pour enregistrer les délits : des caméras de surveillance fixes, des caméras ANPR qui reconnaissent les plaques d'immatriculation, des variantes mobiles telles que des caméras corporelles pour la police ou encore une caméra embarquée sur un drone. Ci-dessous : Etes-vous d'accord pour que des caméras de surveillance soient installées dans votre rue ?

D'une manière générale, les Flamands sont favorables aux caméras de surveillance. 57 % des 1501 Flamands interrogés ont répondu qu'ils étaient d'accord avec l'affirmation suivante : "Je pense que c'est une bonne chose que des caméras de surveillance soient placées dans ma rue". Seuls 16 % ont explicitement déclaré qu'ils n'en voulaient pas.

Parmi les plus âgés (plus de 55 ans), 66 % déclarent même qu'ils aimeraient avoir de telles caméras. La génération des moins de 34 ans est un peu plus prudente : "seuls" 48 % d'entre eux déclarent qu'ils seraient favorables à de telles caméras.

L'agent de quartier pas assez connu

L'enquête a également sondé l'opinion des Flamands sur la police de leur commune. Tout d'abord, la plupart des Flamands (54 %) sont satisfaits du travail de la police locale de leur ville ou de leur commune.

En outre, 46 % des Flamands estiment qu'il y a suffisamment de policiers dans les rues. Mais il n'en va pas de même pour le policier de quartier : 68 % des personnes interrogées déclarent ne pas connaître suffisamment leur policier de quartier.

2. Ma commune est-elle sûre ?

Sur la carte ci-dessous, vous pouvez savoir combien de délits ont été enregistrés dans votre commune en 2023. Pour permettre une comparaison entre les communes, nous indiquons le nombre de délits pour 1 000 habitants.

Cliquez sur votre commune pour obtenir plus de détails, par exemple sur le nombre de vols et de délits liés à la drogue. 

Le nombre de délits dans votre commune : 

3. Les caméras de surveillance peuvent-elles rendre votre commune plus sûre ?

Les caméras de surveillance peuvent être utilisées pour lutter contre tous ces types de délits, explique Frank Schuermans. Il est président de l'Organe de contrôle de l'information policière. Cet organe supervise les règles régissant l'utilisation des caméras et le traitement des données par la police.

"Pratiquement toutes les enquêtes criminelles sérieuses comprennent désormais une analyse des images des caméras. Il est certain que les caméras ont leur utilité dans le travail d'enquête. Nous autorisons d'ailleurs beaucoup de choses à cet égard. Par exemple, la police peut comparer les images des caméras avec des photos d'identité (photo prise lors d'une arrestation, ndlr) pour identifier quelqu'un. Il s'agit donc d'une forme de reconnaissance faciale".

Cependant, Frank Schuermans reste prudent quant à l'effet des caméras, en particulier en ce qui concerne l'argument très répandu selon lequel les caméras auraient un effet "dissuasif" ou "préventif". "Les analyses montrent surtout un effet de déplacement : un groupe de dealers changera d'endroit s'il sait qu'il est filmé à sa place habituelle".

Respect de la vie privée ?

Le président se demande donc si l'on ne fonde pas trop d'espoir sur les caméras pour les petits délits. "Nous savons qu'il y a des milliers et des milliers de caméras, les centres-villes en sont certainement remplis", explique encore Frank Schuermans. « Mais trop souvent, les bourgmestres pensent pouvoir résoudre les problèmes riuen qu’en installant encore plus de caméras. Ne devrions-nous pas commencer à réfléchir aussi aux effets négatifs ?

Le président de l'Organe de contrôle de l'information policière se demande donc si l'on ne fonde pas trop d'espoir sur les caméras pour les petits délits. "Nous savons qu'il y a des milliers et des milliers de caméras, les centres-villes en sont certainement remplis", explique encore Frank Schuermans. "Mais trop souvent, les bourgmestres pensent pouvoir résoudre les problèmes riuen qu’en installant encore plus de caméras. Ne devrions-nous pas commencer à réfléchir aussi aux effets négatifs ?"

Les bourgmestres pensent trop souvent qu'ils peuvent résoudre les problèmes en installant encore plus de caméras

Frank Schuermans, président de l'Organe de contrôle de l'information policière

"Comment garantir qu'une personne autorisée restera impliquée dans le processus à chaque fois et que les décisions ne sont pas prises automatiquement par l'intelligence artificielle ? Comment faire en sorte qu'un régulateur indépendant doive donner son accord à chaque fois que la reconnaissance faciale est utilisée dans les espaces publics", donne comme exemple Frank Schuermans.

"Ce sont des défis pour les années à venir, avec la loi européenne sur l'IA qui entrera en vigueur en plusieurs étapes à partir du 1er février 2025."

Comment cette enquête a-t-elle été menée ? 

Entre le 2 et le 8 septembre, 1 501 Flamands âgés de plus de 16 ans ont été interrogés en ligne sur des thèmes locaux pour le compte de VRT NWS. L'enquête a été réalisée par le service de recherche de la VRT en collaboration avec la société d'études de marché Ipsos.

 

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