Après une nouvelle nuit de négociations, la N-VA, Vooruit et le CD&V ont conclu un accord de coalition pour un gouvernement en Flandre. C'est ce qu'a annoncé le formateur de la N-VA et futur ministre président flamand Matthias Diependaele. Les négociateurs devaient encore se mettre d'accord sur une dizaine de points de blocage. Reste encore à savoir ce que contient exactement cet accord et comment les portefeuilles ministériels seront répartis dans le nouveau gouvernement flamand.
Après de longues négociations, la N-VA, Vooruit et le CD&V sont parvenus à un accord de coalition
"C'est un homme fatigué qui se tient devant vous. Mais satisfait d'avoir conclu cet accord". C'est ce qu’a déclaré le formateur Matthias Diependaele après une longue nuit de négociations.
"Nous sommes parvenus à un accord sur la coalition flamande pour les cinq prochaines années. Nous y avons travaillé dur", a-t-il déclaré à propos des négociations. "La dernière ligne droite est toujours la plus difficile à franchir, mais nous y sommes parvenus après beaucoup de travail. Je pense donc que c'est la seule chose qui compte vraiment".
"Nous avons cherché un moyen créatif de faire converger les différents partis et je pense que nous avons réussi", a encore déclaré Matthias Diependaele. "On attendait de nous la formation d'un gouvernement et une gouvernance de qualité, mais bien sûr dans le respect des positions de ces trois partis (N-VA, CD&V et Vooruit ndlr.). Je pense que nous avons réussi, et que chacun autour de la table y a contribué à chaque étape.
Une manière créative a été recherchée pour permettre à ces trois partis de se rapprocher.
Matthias Diependaele (N-VA)
Concernant le contenu de l'accord de gouvernement, Diependaele ne souhaite pas encore en dire plus, car le texte sera d'abord soumis ce week-end aux membres de la N-VA, de Vooruit et du CD&V, qui devront l'approuver lors des congrès des partis. "Je pense qu'il est tout à fait logique qu'ils soient les premiers à voir le résultat et à se prononcer à ce sujet. Ce n'est qu'ensuite que nous pourrons nous rendre au parlement, où nous informerons les parlementaires et où nous pourrons fournir plus d'explications sur le contenu."
De leur côté, les présidents de Vooruit et du CD&V Conner Rousseau et Sammy Mahdi se sont dits fiers du résultat de l’accord obtenu.
Des moyens supplémentaires pour l’enseignement et l’aide sociale
Les dépenses supplémentaires les plus importantes prévues par le nouveau gouvernement flamand iront aux départements de l'aide sociale et de l'enseignement.
En ce qui concerne l'aide sociale, les moyens supplémentaires devraient permettre d'améliorer la qualité et la quantité des services de garde d'enfants, de réduire les longues listes d'attente pour les soins et d'améliorer les soins aux personnes âgées. Par exemple, le montant de base du Groeipakket (les allocations familiales flamandes) serait indexé.
Le gouvernement flamand souhaite également investir dans l'enseignement : le budget de l'enseignement augmenterait d'un demi-milliard d'euros par an, principalement pour améliorer la qualité. Il y aura notamment un budget supplémentaire pour la formation des enseignants et des moyens supplémentaires pour résoudre la pénurie d’enseignants. Dans le même temps, les journées pédagogiques seront supprimées afin de maximiser le temps d'enseignement.
Une enveloppe supplémentaire de 400 millions d'euros sera également débloquée pour un deuxième grand saut numérique. Les smartphones seront interdits dans l'enseignement primaire, et cette recommandation s'appliquera également à l'enseignement secondaire.
Le nouveau gouvernement flamand met également l'accent sur la connaissance du néerlandais. Ainsi, les parents allochtones qui refusent d'apprendre le néerlandais perdront leur prime scolaire. Des objectifs minimaux seront fixés pour les enfants d'âge préscolaire, principalement en ce qui concerne la langue. Et les objectifs minimaux en néerlandais pour l'enseignement primaire devront désormais être atteints par chaque élève.
Enfin, le cours de religion disparaîtra de l'enseignement de l’enseignement de la Communauté (GO !). Il sera remplacé par le cours de dialogue inter convictionnel. Un cours où seront abordés les différentes visions du monde, croyances ou convictions (religieuses ou non).


