La grève qui avait été lancée lundi de la semaine dernière chez le fabricant de couches Ontex à Eeklo (Flandre orientale) a été levée, après qu’un peu plus de la moitié du personnel (55%) ait accepté la deuxième proposition de plan social de la direction prévoyant le licenciement de 350 personnes. Syndicats et direction se sont mis d’accord sur cette nouvelle proposition, après quelques nouveaux changements. L’usine a redémarré ce jeudi matin.
Fin de la grève à l'usine Ontex d'Eeklo, une nouvelle version du plan social a été acceptée
Le dernier plan social proposé par la direction d'Ontex prévoie notamment une amélioration des indemnités de licenciement ou encore une compensation pour les malades de longue durée.
Le groupe belge Ontex, qui produit des couches et du matériel pour l'incontinence, a son siège à Alost et dispose de deux sites de production en Flandre orientale. Celui d'Eeklo fermera ses portes. Le site de Buggenhout sera, lui, réduit pour en faire un centre d'expertise. Quelque 140 emplois sur 500 y sont menacés. Une consultation sociale distincte est toujours en cours concernant cette deuxième usine.
Ontex n’est pas déficitaire, mais souffre de lourde concurrence. L’entreprise souligne que les coûts de production sont "sensiblement plus élevés" en Belgique que dans les pays où la concurrence effectue sa production. En juin dernier, l’entreprise belge évoquait le transfert de la conception de produits de soins féminins et de soins pour bébés et d'incontinence légère vers d'autres usines d'Ontex en Europe, "dans le but d'obtenir un modèle de coût optimal pour servir les marchés de la vente au détail et des soins de santé".
