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Le renifleur de drogues est déjà utilisé dans les aéroports

La police utilise dorénavant des appareils renifleurs pour lutter contre la drogue au volant

La police déploie des nouveaux appareils pour renforcer la lutte contre la drogue au volant, en la rendant plus ciblée et plus efficace. Ces appareils détectent des traces de stupéfiants sur les mains du conducteur, par exemple, ou sur des parties du véhicule, comme le volant. C’est ce qu’annonce ce jeudi le quotidien Het Nieuwsblad. En 2023, en moyenne 35 conducteurs sous influence ont été interpellés chaque jour, soit deux fois plus qu'en 2015.

Anne François Belga
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Ces appareils peuvent rapidement détecter les traces d'une consommation récente, expliquent les ministres sortants de la Justice, Paul Van Tigchelt, et de la Mobilité, Georges Gilkinet à la suite de la publication d’un arrêté royal à ce sujet. Si le dispositif renvoie un résultat positif, un test salivaire doit alors être pratiqué sur le conducteur.

De telles machines sont déjà utilisées dans les aéroports et sont de plus en plus présents dans les services de sécurité. Le service public fédéral Justice a notamment acquis une douzaine d'exemplaires afin de détecter plus rapidement les drogues dans les prisons.

"Nous constatons que la consommation de stupéfiants augmente parmi les conducteurs, mais il y a aussi de plus en plus de drogues sur le marché. Y compris des drogues synthétiques qui sont très dangereuses", précisait le ministre Van Tigchelt ce jeudi au micro de Radio 1. Il soulignait donc l’importance de contrôles sur les routes.

"Le renifleur est une aide supplémentaire pour pouvoir effectuer rapidement un test de salive", ajoutait Stef Willems de l’Institut belge pour la sécurité routière Vias.

Les renifleurs permettent de passer plus rapidement aux tests salivaires

Une check-list

La liste des signes qui permettent aux policiers de déterminer si un dépistage doit être effectué a également été élargie. Elle contient désormais une quarantaine d'indices.

Jusqu’à présent, la police ne passait au contrôle salivaire que si le conducteur avouait avoir consommé de la drogue, si des traces de stupéfiants ou du matériel de consommation étaient retrouvés dans son véhicule ou si une odeur de drogue y planait. Il fallait aussi que le conducteur présente au moins 3 signes extérieurs de consommation, comme des tremblements, le regard flou ou un état d’esprit euphorique.

La douane utilise aussi déjà les détecteurs de drogues

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