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La reconstitution de la mort d'Annie De Poortere s'est déroulée en l'absence du suspect

La reconstitution menée dans le cadre de l'enquête relative à la mort d'Annie De Poortere en 1994 à Laethem-Saint-Martin (Flandre-Orientale) et à laquelle son époux, qui est suspecté de l'avoir assassinée, a refusé de participer, a pris fin après environ une heure. "Cela a été très douloureux pour ma cliente", a expliqué Me Jef Vermassen, l'avocat de la sœur de la victime.

Eric Steffens Belga
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Le samedi 27 avril 2024, les restes d'un corps ont été découverts dans la Kerkstraat à Laethem-Saint-Martin lors de travaux de rénovation à proximité de l'ancienne maison d'Annie De Poortere, disparue le 12 novembre 1994. Le mari de la disparue, aujourd'hui âgé de 78 ans, a été interpellé et longuement interrogé. Les proches de la victime ont alors appris que l'intéressé avait admis avoir caché le corps, mais niait avoir tué sa femme.

Le septuagénaire a fait l'objet d'un mandat d'arrêt pour assassinat et a été placé sous bracelet électronique, avant d'être libéré par le juge d'instruction à la fin du mois de mai. Le septuagénaire reste cependant suspecté d'assassinat et le parquet a assuré que les enquêteurs "mettaient tout en œuvre pour que l'enquête soit la plus rapide possible". En raison d'une récente modification de la loi relative au délai de prescription pour les crimes passibles de la réclusion à perpétuité, qui a été porté de 20 à 30 ans, la justice a en effet jusqu'au 12 novembre pour traduire l'intéressé en justice, mais seulement s'il est renvoyé pour assassinat.

L'homme aurait par ailleurs donné à ses proches une version différente sur la façon de la mort d'Annie De Poortere que celle qu'il a fourni aux enquêteurs. Les résultats de l'autopsie pratiquée sur les restes de la victime n'ont par ailleurs pas permis de déterminer la cause de son décès. Les enquêteurs et les proches de la défunte espéraient dès lors que la reconstitution apporte plus de clarté. La collaboration du suspect était de ce fait capitale car ses déclarations sont primordiales et qu'il n'y a aucun témoin pour le contredire.

"Il est exceptionnel que l'inculpé ne soit pas présent"

Me Vermassen estime toutefois que l'homme comparaîtra devant la justice. "Je suis convaincu que nous avons encore du temps. Le suspect n'était pas présent et son avocat non plus. C'est ennuyeux car nous ne pouvions pas lui poser de questions et nous devions travailler avec un figurant. Nous avons vérifié si ses déclarations correspondaient à la réalité, mais je ne peux rien dire sur le contenu. Je n'ai pas encore eu accès au dossier."

Il s'agissait d'une reconstitution technique a précisé de son côté Lisa De Wilde, la porte-parole du parquet de Flandre orientale. "Nous avons examiné si les déclarations du suspect contenues dans le dossier correspondaient à la réalité et ainsi avancer dans l'enquête. Il est exceptionnel que l'inculpé ne soit pas présent mais le fait de procéder à la reconstitution reste pertinent et peut s'avérer utile pour la suite de l'enquête", a expliqué la porte-parole qui n'a pas fait de commentaires sur le contenu des déclarations ni sur la prescription.

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