La police locale d'Anvers a découvert et mis sous scellés un cabinet dentaire illégal dans le quartier de Merksem. Une importante quantité de matériel prêt à l'emploi a été saisie, malgré des "conditions d'hygiène déplorables". L'existence d'un potentiel trafic d'êtres humains à des fins d'exploitation est également envisagée, la police ayant trouvé sur place des dortoirs pitoyables. "Inadmissible et dangereux", réagit l’Association professionnelle des dentistes.
Un cabinet dentaire illégal mis sous scellés à Merksem - suspicion de traite d'êtres humains
La police s'est rendue le 28 août dernier dans les locaux où était établi le "Magic Dental Centre" à la demande de l'auditeur du travail. Les agents étaient accompagnés d'un médecin-inspecteur de l'Institut national d’assurance maladie invalidité (Inami) et d'inspecteurs de l'Office national de sécurité sociale (ONSS).
Bien que personne n'ait été présent sur les lieux, les services de police et d'inspection ont constaté qu'un cabinet dentaire actif y était aménagé. Du matériel de laboratoire, des appareils médicaux et d’autres fournitures ont été découverts prêts à l’emploi, mais dans un état d'insalubrité flagrant.
Des chambres à coucher avaient également été aménagées dans un local adjacent, ce qui suggère que des employés, potentiellement victimes de traite d'êtres humains, y étaient hébergés et exploités. Le cabinet a été mis sous scellés et le matériel saisi. Une enquête est en cours pour déterminer l'étendue des activités illégales et identifier les responsables.
L’Association professionnelle des dentistes réagit
“C’est une situation que nous condamnons déjà depuis quelques années", répondait Frank Herrebout, président de l’Association professionnelle flamande des dentistes. "Il s’agit souvent de l’exploitation de collègues originaires de l’étranger. Et souvent des montants très élevés sont facturés à la caisse d’assurance maladie".
Les dentistes flamands s’inquiètent avant tout des conditions dans lesquelles les patients de pareils centres dentaires peuvent être soignés. "Ce qui s’y passe n’est absolument pas admissible. Pour les patients c’est dangereux, parce qu’ils ne savent pas quels traitements ils reçoivent", concluait Frank Herrebout.
