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Deux fois plus de redoublements dans l’enseignement de la Communauté flamande que dans l’enseignement catholique

Dans l'enseignement de la Communauté flamande (GO !), il y a proportionnellement deux fois plus d'élèves qui doivent redoubler une classe que dans les écoles catholiques. Cette tendance se poursuit depuis des années et le fossé entre les réseaux d'enseignement se creuse encore.

Eric Steffens
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La semaine prochaine, 27.457 élèves recommenceront l'année scolaire dans la même classe que l'année précédente. Il s'agit de 8.962 élèves de l'enseignement primaire et de 18.495 élèves de l'enseignement secondaire.

La différence entre les trois réseaux d'enseignement est importante. Dans l'enseignement libre (avec principalement des écoles catholiques), 2,7 % des élèves redoublent. Dans les écoles communales et provinciales, ce taux est de 3,6 %. C'est dans le réseau communautaire GO ! que l'on trouve le plus grand nombre de redoubleurs, soit 5,2 %.

"Un effort important reste à faire", reconnaît Nathalie Jennes, porte-parole du réseau d’enseignement GO ! "Nous ignorons pourquoi il y a tant d'élèves qui redoublent dans nos écoles, mais c'est une tendance qui perdure depuis des années". "Nous essayons de sensibiliser nos écoles, car l'effet du redoublement n'est pas toujours positif. Les conseils de classe doivent être prudents s'ils veulent qu'un élève redouble son année".

Dans le même temps, GO ! s'efforce de travailler de manière préventive. "Nous avons plus d'élèves en situation socio-économique difficile. Dans ce groupe, l'incidence du redoublement est plus élevée".

"Mais les antécédents d'un élève ne devraient pas être un facteur déterminant. Au début de l'année scolaire, nous essayons d'identifier les lacunes des élèves afin de procéder à des ajustements en temps utile".

Nous regrettons cette tendance, la réduction de redoublement est à l’agenda.

Nathalie Jennes, porte-parole du réseau d’enseignement GO !

"Mais les antécédents d'un élève ne devraient pas être un facteur déterminant. Au début de l'année scolaire, nous essayons d'identifier les lacunes des élèves afin de procéder à des ajustements en temps utile. Nous regrettons cette tendance, la réduction de redoublement est à l’agenda", conclut Nathalie Jennes.

Au sein de l'enseignement catholique flamand, c'est le même son de cloche. Nous connaissons la différence, mais nous ne pouvons pas l'expliquer", déclare le porte-parole Pieter-Jan Crombez.

"Nous nous efforçons consciemment d'assurer un parcours scolaire sans heurts. Le fait de redoubler n'est pas toujours la meilleure solution. Des cours de rattrapage ou des examens supplémentaires sont des alternatives pour faire avancer les élèves. Nous guidons soigneusement nos écoles dans ce domaine".

 

Le fait de redoubler a-t-il des effets positifs ou négatifs ?

"C'est difficile à dire", répond le professeur de psychologie de l'éducation et du développement Wim Van den Broeck (VUB).

"Il y a beaucoup de discussions à ce sujet. Pendant longtemps, la tendance générale était de dire qu'il y avait des effets négatifs. Mais c'était basé sur des recherches que l'on pouvait remettre en question d'un point de vue méthodologique. Les études les plus récentes indiquent plutôt un effet positif, mais la science n'est pas encore d'accord."  

Différences régionales

En Flandre, 1 élève sur 8 de l'enseignement primaire a déjà redoublé au moins une fois. À la fin de l'enseignement secondaire, c'est 1 élève sur 4. À titre de comparaison, il y a 10 ans, ce chiffre était de 1 sur 3.

Il existe non seulement des différences entre les réseaux d'enseignement, mais les chiffres varient également d'une région à l'autre. Vous trouverez (ci-dessous), le nombre d'élèves qui redoublent à l'école dans votre commune.

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