Dans la ville limbourgeoise de Genk, les nuisances causées par les rats ne seront plus combattues avec des pièges contenant du poison, mais à l'aide de pièges numériques qui détectent rapidement la présence de ces rongeurs. Quelque 800 pièges à poison seront remplacés par 45 pièges à commande numérique, d’ici 2026. D'ici mai prochain, la ville prévoit ainsi de ne plus utiliser de raticides.
La ville de Genk utilisera des pièges numériques plutôt qu’à poison pour freiner la prolifération des rats
Les nuisances causées par de nombreux rats étaient jusqu’ici combattues à Genk par environ 800 pièges à poison disséminés dans la ville. "Mais ces pièges nuisent à l’environnement", indique l’échevine Anniek Nagels. "Les rats meurent d’une mort lente par déshydratation". La ville limbourgeoise veut donc remplacer les pièges à poison par un système plus écologique, à savoir des pièges à commande numérique. Comment fonctionnent-ils ?
Dans une première phase, les rats sont attirés avec de la nourriture. Après un certain temps, le piège est activé. "Le rat est alors intoxiqué par une substance et tombe ensuite dans celle-ci". Ces nouveaux pièges numériques ont fait l'objet d'essais. En un peu moins de deux mois, un total de 111 rats ont ainsi été éliminés.
Une fois les pièges posés, ils peuvent être facilement surveillés via une application. Celle-ci indique instantanément quand un rat a été attrapé, ainsi que sa taille. De cette manière, les dératiseurs peuvent contrôler et vider les pièges de manière ciblée et efficace. Ces dispositifs détectent en outre l'activité des rats, ce qui permet d'identifier efficacement la cause de leur prolifération et de maintenir leurs populations sous contrôle.
Grâce à ces nouveaux pièges, la ville de Genk peut donc contrôler la prolifération de ces nuisibles à l'aide d'un dispositif respectueux de l'environnement, ainsi que des animaux. Les rats souffrent en effet moins longtemps qu'avec l'utilisation de poison, et aucune substance toxique ne pénètre dans le sol.
"Les pièges numériques offrent une solution ciblée, durable et écologique pour réduire la population de rats à Genk. Même sans poison, la dératisation reste une priorité dans notre ville, et grâce à cette méthode efficace et respectueuse de l'environnement, nous pouvons faire encore mieux que par le passé", conclut l'échevine du Bien-être animal, Anniek Nagels (CD&V).
"Ne pas laisser trainer de restes"
La ville de Genk appelle aussi ses habitants à ne pas laisser trainer de restes de nourriture, qui attirent les rats. Ces rongeurs se reproduisent très rapidement, au rythme de 12 portées par an.
"Si tout le monde respecte cette consigne, et avec le nouveau système de piège numérique, nous devrions pouvoir contrôler la population des rats dans la ville", concluait l’échevine Nagels.
