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Vincent Verbeecke (à g.) et Eva De Bleeker, les deux candidats au second tour

Présidence de l'Open VLD : le second tour, entre Eva De Bleeker et Vincent Verbeecke, débute ce lundi

Les membres du parti libéral flamand sont invités à voter à partir de ce lundi pour le second tour de l'élection présidentielle d’Open VLD. Celui-ci oppose Eva De Bleeker à Vincent Verbeecke, les deux personnalités qui ont remporté les plus de voix au premier tour de l'élection du parti qui se déroulait du 12 au 17 août. Aucun des 8 candidats n’a remporté au moins 50% des voix, d’où l’organisation d’un second tour. L'ancienne Secrétaire d'État au Budget a obtenu 26,26% des voix, tandis que Vincent Verbeecke en remportait 21,49%. Environ 8.500 des 40.000 membres du parti ont pris part au scrutin. Le vainqueur du second tour sera connu samedi après-midi.

Anne François Belga
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Les deux candidats sont sortis en tête du premier tour qui avait opposé la semaine passée pas moins de huit candidats sans qu'aucun ne remporte une majorité absolue. L'ancienne Secrétaire d'Etat au Budget Eva De Bleeker est arrivée première. Elle a remporté 2.203 voix, soit 26,26% des suffrages exprimé au premier tour. Ancien porte-parole de la ministre flamande Gwendolyn Rutten, Vincent Verbeecke a terminé deuxième avec 1.803 voix, soit 21,49% des suffrages.

Les candidats qui n'ont pas passé le premier tour sont Maurits Vande Reyde, Bert Schelfhout, Tineke Van hooland, Stefaan Nuytten, Frédéric De Gucht et Maxime Natus. La troisième place s'est jouée de peu entre Maurits Vande Reyde qui a récolté 1.623 voix (19,34%) et le fils de l'ancien ministre des Affaires étrangères et président du VLD, Karel De Gucht, Frédéric, qui engrange 1.546 voix (18,43%).

Les membres du parti sont maintenant appelés à départager De Bleeker et Verbeecke lors d'un nouveau scrutin électronique. Celui-ci débutera ce lundi à 12h et se clôturera samedi à la même heure. Les résultats seront communiqués dans le courant de l'après-midi. Le vainqueur prendra la succession du président sortant Tom Ongena, qui avait décidé de remettre son tablier après la lourde défaite des libéraux flamands aux élections du 9 juin dernier.

Lors de sa campagne, Eva De Bleeker a plaidé pour un retour d’Open VLD à ses fondamentaux, avec une organisation plus efficace du parti. Vincent Verbeecke défend, lui, un libéralisme décomplexé en rupture avec le passé (il souhaite notamment la fin des cumuls d'un mandat parlementaire avec une fonction exécutive à l'échelon local), ainsi qu'une refondation du parti, tout en promettant de porter plus d'attention à des thèmes tels que l'éducation ou le climat.

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Qui sont les 2 candidats du second tour ?

Tout juste quinquagénaire, Eva De Bleeker a fait des études d'ingénieur commercial à la VUB et à Berlin. Échevine à Hoeilaart dans le Brabant flamand dès 2013, elle faisait son entrée au gouvernement fédéral à l'issue des élections de 2019. La Secrétaire d'État au Budget et à la Protection des consommateurs du gouvernement d'Alexander De Croo (Open VLD) s'emmêlait toutefois les pinceaux dans les calculs du budget pour l'année 2023 et était contrainte de démissionner fin 2022.

Elle parvenait cependant à tirer son épingle du jeu alors que sa propre formation était durement sanctionnée lors des élections du 9 juin 2024. Elle obtenait en effet un siège au Parlement flamand.

Eva De Bleeker

Face à elle, Vincent Verbeecke (29 ans), qui est entré au cabinet du ministre régional Bart Somers en 2022. Quand ce dernier a démissionné en 2023, Verbeecke a poursuivi comme porte-parole de Gwendolyn Rutten, qui avait succédé à Somers. Lorsque celle-ci a, à son tour, décidé de quitter son poste ministériel pour reprendre son écharpe maïorale à Aarschot, Vincent Verbeecke n'a pas caché sa déception. "Pour la deuxième fois en peu de temps, un ministre s'en va de façon anticipée. Tout militant libéral en ressort marqué. Il faut une nouvelle culture."

À propos de culture, son doctorat en biotechnologie à l'Université de Gand, que Vincent Verbeecke défendra en septembre, porte sur la mise au point d'une variété de riz riche en vitamines A et B9 en vue de lutter contre la malnutrition dans les pays du Sud. Il affirme s'être lancé en politique après avoir constaté que les biotechnologies pouvaient offrir des solutions à des grands problèmes dans le monde mais que, souvent, les politiques freinaient les innovations.

Vincent Verbeecke

"Pas de dépannage au fédéral"

L'Open VLD n'interviendra pas dans les négociations en cas d'échec de la formation d'un gouvernement fédéral, ont déclaré ce lundi matin à VRT NWS Eva De Bleeker et Vincent Verbeecke. Groen ne dit pas "non" a priori, mais son éventuelle participation dépendra du projet et n'est pas à l'ordre du jour.

Les négociateurs de la N-VA, du CD&V, de Vooruit, du MR et des Engagés - les cinq partis pressentis pour former une nouvelle majorité fédérale - se sont quittés sans accord sur la "super note" du formateur Bart De Wever dimanche soir. Le président de la N-VA est attendu à 14h ce lundi au Palais pour un nouveau rapport au Roi. Il est prévu que les négociations reprennent ensuite.

Si les négociations échouent, l'entrée en jeu de l'Open VLD n'est "pas une option pour moi", a clarifié Eva De Bleeker ce lundi dans l’émission De Ochtend sur Radio 1. Selon elle, ce serait impraticable car il faudrait confectionner une majorité trop étroite alors que les électeurs "se sont exprimés clairement" lors des élections. "Ce n'est pas à l'ordre du jour pour le moment."

Vincent Verbeecke est sur la même longueur d'onde. Son parti siègera de manière constructive dans l'opposition et soutiendra les propositions de centre-droit mais la poursuite du gouvernement Vivaldi est exclue, ajoute-t-il.

Vincent Verbeecke et Eva De Bleeker sur Radio 1

La coprésidente de Groen, Nadia Naji (photo), a elle rappelé que son parti avait opté pour l'opposition immédiatement après les élections. Elle ne met toutefois pas de veto pour l'avenir, mais précise que cela dépendra du projet et que "ce n'est certainement pas à l'ordre du jour pour le moment". "Nous n'allons pas dépanner un gouvernement de centre-droit", expliquait-elle.

Nadia Naji, co-présidente des écologistes flamands (Groen)

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