Le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête sur le mail de menaces reçu ce lundi matin par le bancassureur Crelan, a indiqué la porte-parole du parquet Yasmina Vanoverschelde. Elle rappelle que les auteurs de ce genre de pratiques risquent une peine effective de deux ans de prison ainsi que d'importants frais en amendes et dommages et intérêts. Parallèlement, le bancassureur indiquait ce lundi soir que tous les sièges sociaux sont à nouveau accessibles.
Le parquet de Bruxelles ouvre une enquête sur le mail de menaces reçu par la banque Crelan
Les sièges Crelan d'Anderlecht (Bruxelles), Berchem (Anvers) et Gembloux (province de Namur), ainsi que celui d'Europabank à Gand (Flandre orientale), ont été évacués préventivement ce lundi matin après la réception d’un mail de menaces. "Il s’agit d’une menace générale à l’encontre de Crelan et d’Europabank. L’auteur du mail est fâché sur nous, mais affirme ne pas vouloir faire de victimes", indiquait Caroline Beauvois. L’auteur du mail aurait notamment écrit que "les banques volent l’argent des personnes qui travaillent".
"L'évacuation s'est déroulée sans problème", indiquait Crelan. "Nos collaborateurs ont été personnellement informés de la situation par le biais de différents canaux de communication. Ceux qui étaient sur place ce matin sont rentrés chez eux pour poursuivre leur journée de travail en mode télétravail". Ils pourront encore le faire mardi s'ils le souhaitent.
Les locaux concernés ont été fouillés par la police et déclarés sûrs. "La police poursuivra ses investigations pour retrouver les auteurs de cette menace", précise le bancassureur. Dès mardi, les collaborateurs pourront regagner les sièges de Crelan et une assistance émotionnelle et pratique sera proposée aux travailleurs qui en ressentent le besoin.
Les faits n'ont eu qu'un impact très limité sur les activités de Crelan, dont la culture permet le travail à domicile. Trois agences situées à Liège ont aussi été évacuées par précaution.

