La Team Belgium a terminé la 33e édition des Jeux Olympiques avec une médaille d’argent remportée samedi matin par le Gantois Bashir Abdi sur le marathon. En surpassant encore sa prestation des Jeux de Tokyo, où il avait décroché le bronze, Abdi offrait à la Belgique sa dixième médaille olympique, après les 3 en or et 6 de bronze déjà engrangées par les athlètes belges. Soit 3 de plus qu’à Tokyo en 2021. Et bien que Lotte Kopecky et les Belgian Cats, qui représentaient dimanche les derniers espoirs de médaille belge, aient terminé à la quatrième place, notre pays peut se féliciter du meilleur résultat obtenu en 100 ans. En 1924, aux JO de … Paris, les Belges avaient décroché 13 médailles (3 d’or, 7 d’argent et 3 de bronze). Au total, 33 sportifs belges ont en outre terminé les Jeux 2024 dans le top 8 de leur discipline, ce qui leur vaudra un diplôme olympique.
Les Belges aux JO de Paris : objectif atteint avec 10 médailles, un record en 100 ans
"Ce furent des Jeux fantastiques. J'en ai connu 7 comme athlète, et ce sont mes premiers comme président du COIB", déclarait l'ancien pongiste numéro 1 mondial Jean-Michel Saive à l’issue des JO. "Les endroits, les sites, l'organisation, la gentillesse des volontaires, cela a été quelque chose de fantastique à vivre de l'intérieur. Chapeau au comité d'organisation et à Pierre-Olivier Beckers (ex-président du COIB), président du comité de coordination des Jeux de Paris. Sur le plan sportif, on a vécu des frissons tout au long de cette quinzaine. C'est un moment historique, le meilleur total depuis 100 ans, on peut être fier de ces résultats."
La Belgique, 25e au classement par pays, ramène 10 médailles - les 3 en or grâce au doublé de Remco Evenepoel (contre-la-montre et course en ligne en cyclisme) et à Nafi Thiam (heptathlon), une en argent du marathonien Bashir Abdi, et 6 en bronze grâce à Wout van Aert (contre-la-montre en cyclisme), Gabriella Willems (-70 kg en judo), Lotte Kopecky (course en ligne cyclisme), Fabio Van den Bossche (omnium en cyclisme sur piste), Noor Vidts (heptathlon en athlétisme) et Sarah Chaâri en taekwondo (-67 kg), pour un total de 33 places dans le top 8.
"Ce furent 15 jours de pures émotions, de joie, de tristesse. Nous sommes passés par tous les stades. Je me souviens de cette journée où l'on prend trois médailles et on se retrouve ensuite dans les vestiaires des Belgian Cats après l'élimination contre la France. C'est peut-être mon moment le plus difficile. La victoire de Remco (Evenepoel) et le podium de Van Aert resteront de belles images. Cette image des coureurs, leur épouse, avec le drapeau belge, le Roi d'un côté et la Reine de l'autre et la Tour Eiffel en fond, restera longtemps inscrite. De même que le podium avec Nafissatou Thiam et Noor Vidts à l'heptathlon. Les 25.000 personnes pour les Belgian Cats à Lille aussi contre les États-Unis", concluait Jean-Michel Saive.
La joie de Bashir Abdi, les larmes des Belgian Cats
Le coureur gantois né en Somalie a décroché la médaille d'argent sur le marathon remporté samedi matin au pied de la Tour Eifel par l'Éthiopien Tamirat Tola en 2h06:26. Bashir Abdi terminait 21 secondes plus tard et empochait ainsi sa deuxième médaille olympique sur le marathon après le bronze glané lors des Jeux de Tokyo il y a trois ans. Le Kényan Benson Kipruto terminait 3e en 2h07:00. Le Belge Michael Somers s'est classé 22e à 4:06 et Koen Naert 61e à 10:07. Abdi était visiblement fou de joie du résultat de sa prestation, lui qui avait connu ses blessures en début de saison.
Les Belgian Cats, l'équipe nationale belge de basket féminin, se sont par contre inclinées face à l’Australie (81-85) lors de la petite finale, dimanche, qui aurait pu leur livrer la médaille de bronze. Leur déception était immense étant donné la qualité de leur jeu pendant tous les derniers tournois des JO.
Les Belgian Cats signent néanmoins le meilleur résultat de l'équipe nationale féminine de basket aux JO. Jusqu'ici, la Belgique n'avait participé qu'une fois au tournoi olympique de basketball féminin, à Tokyo. Elles avaient été éliminées en quarts de finale par le Japon, futur médaillé d'argent, et s'étaient classées 7e. Cette 4e place est en fait le meilleur résultat d'une équipe belge de basketball en 5 contre 5 aux JO.
Quant à la cycliste Lotte Kopecky, elle a terminé dimanche à la 4e place de l'omnium de cyclisme sur piste. Classée 9e à l'entame de la dernière épreuve du programme, la course aux points, Kopecky est passée proche de l'exploit et du podium. Finalement, elle termine au pied de celui-ci, avec 116 points. Il lui aura manqué 9 points pour décrocher une médaille, dimanche au vélodrome de Saint-Quentin en Yvelines.
C'était la troisième fois que la native de Rumst participait aux JO, après Rio 2016 et Tokyo en 2021. Kopecky avait terminé 4e de la course en ligne au Japon, et elle avait abandonné l'omnium. Elle rentre maintenant en Belgique avec une médaille de bronze de la course en ligne.
Cedric Van Branteghem : succès de "trois piliers"
Le directeur général du Comité Olympique et interfédéral belge, Cedric Van Branteghem, a salué lui aussi les prestations sportives de la délégation belge. "Il était important pour nous d'être présent pour les athlètes, pas seulement quand le succès est au bout, mais également quand c'est plus difficile. Ce suivi, on ne va pas l'arrêter. Il se poursuit pendant les jours, semaines et années à venir", a expliqué l'ancien spécialiste du 400m.
Van Branteghem s'est attaché "aux trois piliers" mis en place par l'institution olympique durant les Jeux parisiens. "La Lotto Belgium House affichait 33.000 visiteurs avant une dernière soirée dimanche. On devrait porter le chiffre à 34.000, même si j'ai pu lire quelques critiques, mais de façon générale l'ambiance y a été fantastique. Le Festival sur la plage de Middelkerke a aussi fait le plein avec 55.000 spectateurs."
Ces deux endroits étaient privilégiés par le COIB pour faire repasser les athlètes après leur compétition, à Paris puis lors de leur retour en Belgique. "Avec le beau temps et les performances, la présence de nombreux athlètes ont donné des moments très particuliers, pour les sportifs eux-mêmes aussi. Surtout ceux dont la médiatisation n'est pas aussi présente durant l'année. C'était important pour eux d'avoir aussi ce genre de rencontres. Enfin, la présence sur les réseaux sociaux et les interactions ont été énormes également".

