L'Université catholique de Louvain a lancé une procédure devant le juge de paix de Louvain (Brabant flamand) pour tenter de faire mettre fin à l'occupation d'un bâtiment universitaire par des étudiants pro-palestiniens depuis plusieurs mois. Ceux-ci protestent contre le conflit entre le Hamas et Israël dans la bande de Gaza et demandent à la KU Leuven de suspendre toutes ses collaborations avec des universités ou des institutions israéliennes. L'audience a débuté ce vendredi, en la présence d'une cinquantaine d'étudiants et sympathisants venus soutenir trois étudiants convoqués devant le juge de paix.
La KU Leuven en justice de paix pour faire arrêter l'occupation d'un bâtiment par des étudiants pro-palestiniens
La KU Leuven avait déjà entamé une procédure en référé devant le tribunal de première instance de Louvain pour demander l'expulsion des activistes présents depuis le 13 mai dernier dans le bâtiment De Valk, à Louvain. Le juge n'a pas suivi l'argumentaire de l'Université, estimant que l'occupation était pacifique et qu'une expulsion serait disproportionnée. La cour d'appel de Bruxelles a confirmé le jugement.
C'est désormais devant le juge de paix de Louvain que la KU Leuven a mené une nouvelle procédure. L'Université demande que "(son) campus soit libéré afin qu'il puisse être à nouveau utilisé pour l'exercice des fonctions essentielles de l'université, à savoir l'enseignement et la recherche". Les étudiants ont laissé entendre à plusieurs reprises qu'ils ne mettront pas fin à leur occupation, estime l'université.
"La KU Leuven n'a pas eu d'autre choix que d'entamer cette procédure", affirme-t-elle, ajoutant que la convocation des trois étudiants était nécessaire "d'un point de vue procédural". L'avocat de l'Université a justifié cette convocation par le fait que les trois personnes étaient apparues dans la presse comme "représentants" de l'action de protestation. Seul un des étudiants convoqués était présent durant l'audience.
Le fond de l'affaire n'a pas encore été discuté ce vendredi. Le juge de paix attend des réponses des deux parties d'ici le 4 septembre pour prendre une décision dans les deux semaines qui suivent, avant le début de la nouvelle année académique.

