C’est ce vendredi à 21h que s’élanceront à Bornem (province anversoise) les coureurs et marcheurs inscrits à la 55e édition de l’annuelle "Marche de la mort". Cette marche de 100 kilomètres affiche une fois de plus complet avec 13.000 participants, dont des centaines venus de l’étranger. Le parcours passe par les provinces d’Anvers, de Flandre orientale et du Brabant flamand, mais cette fois il a été modifié à 70% par rapport à l’an passé. Les premiers coureurs devraient arriver au but à l’aube, ce samedi.
La 55e édition de la Dodentocht attend 13.000 participants sur un parcours de 100 km largement modifié
Cette année encore, la Dodentocht prendra son départ du domaine sportif et récréatif de Breeven et se terminera, comme le veut la tradition, au centre de Bornem. Le parcours a été modifié par rapport aux années précédentes afin d'améliorer la sécurité des participants.
L'itinéraire prévoit d'abord une boucle à Bornem, avant de passer par Ruisbroek, Kalfort, Lippelo, Opdorp et Buggenhout. Dans la deuxième partie du parcours, les participants traverseront Opstal en direction de Baesrode, puis mettront le cap vers Saint-Amand et le parc Fort Liezele. Ils retourneront à Bornem via Puers et Oppuers, au terme d’un parcours de 100 km.
L'organisation s'appuie une fois encore sur de nombreux bénévoles, plus de 1.300 cette année. Outre les postes de contrôle et de ravitaillement - on annonce notamment 200 litres de sauce spaghetti, 80 kilos de carbonade flamande et 35 kilos de boulettes à la sauce tomate -, la Croix-Rouge se tiendra prête à prodiguer des soins à celles et ceux qui en ont besoin. Elle intervient la plupart du temps pour soigner des pieds meurtris par la pression des chaussures de marche ou s’occuper de participants déshydratés.
Les premiers arrivés sont attendus sur la ligne dès samedi matin. Les participants doivent couvrir les 100 km en minimum 10 heures et maximum 24 heures. Ils devront donc passer l’arrivée à Bornem au plus tard samedi à 21h. La Dodentocht n'étant pas une compétition, aucun podium n'est prévu.
Réputation internationale
Ce vendredi, quelque 3.000 participants devaient encore chercher leur dossard et leur badge à Bornem. Il s’agissait essentiellement de marcheurs venus de l’étranger. “Jusqu’à présent, je n’ai pas eu le temps de venir chercher cela à Bornem : j’habite à 180 km d’ici, dans le Limbourg néerlandais", expliquait Kris à Radio 2. Il participe pour la sixième fois.
Dans la file, il y avait aussi un couple allemand ("Nous tentons notre chance") et un groupe de militaires britanniques ("Nous sommes assez stupides que pour venir en Belgique pour cette marche"). Mais aussi Eline (photo), originaire d’Alost, qui aurait dû courir avec son beau-père. Il ne pourra pas participer, mais la jeune femme a décidé de tenter l’expérience seule.
