Le Collège de l'environnement, un organe régional chargé d'examiner ce type de procédure, a rejeté le recours introduit par le mouvement citoyen "Sauvegardons Neerpede" contre le permis environnemental du futur étang de baignade à Neerpede, situé dans la commune bruxelloise d'Anderlecht. C’est ce qu’indiquent ce mercredi BRUZZ et Radio2. L'information a été confirmée par Bruxelles Environnement.
Le recours contre le permis environnemental pour l'étang de baignade de Neerpede a été rejeté
Le projet d'instaurer un étang de baignade au Parc de Neerpede fait couler beaucoup d'encre depuis que l'idée a germé au sein du gouvernement bruxellois. Ce dernier espère offrir aux habitants de la capitale le premier espace de baignade depuis la disparition des piscines en plein air et solariums dont le dernier, à Evere, a fermé dans les années 1970. Depuis lors, et à l'exception de la piscine temporaire estivale FLOW, les Bruxellois doivent se tourner vers la Flandre et la Wallonie pour se baigner lors de grosses chaleurs.
En 2021, la Région et Beliris annonçaient donc l'ouverture à la baignade de l'étang appelé "moyen" à Neerpede "d'ici 2024". C'était sans compter avec l'opposition de l'association de riverains "Sauvegardons Neerpede", qui craint que la tranquillité du site et sa biodiversité ne soient dégradées. Le collectif a donc introduit un recours contre les permis délivrés.
Les procédures administratives contre un permis environnemental doivent être épuisées avant de porter l'affaire devant le Conseil d'État. Elles se font en première instance devant le Collège de l'environnement et ensuite devant le gouvernement bruxellois. Un pourvoi en annulation concernant le permis d'urbanisme est, lui, encore en cours d'analyse par le Conseil d'État.
Bruxelles Environnement s'est réjoui ce mercredi que le recours contre le permis environnemental ait été éconduit. L'institution publique espère lancer les travaux d'aménagement en 2025, pour une ouverture au public à l'été 2026. "Mais ce calendrier dépend encore du recours introduit contre les plans", a nuancé sa porte-parole Judith Verbist.
