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Ingrid Caeckaert a été assassinée en 1991. Le profil ADN de son meurtrier est connu.

Assassinat d'Ingrid Caeckaert: la justice rassemble 150 nouveaux échantillons d'ADN

Dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat d'Ingrid Caeckaert - retrouvée poignardée à mort en 1991 à Knokke-Heist -, le parquet général de Gand a indiqué que 150 suspects potentiels devront fournir un échantillon d’ADN. L'auteur des faits n'a jamais pu être identifié. La nouvelle loi sur l’utilisation d’ADN permet d’élargir l’enquête et de rouvrir des "cold cases".

Anne François Belga
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Les faits se sont produits le 16 mars 1991, dans un immeuble à appartements de la Heldenplein, à Heist. Ingrid Caeckaert, alors âgée de 26 ans, a été découverte sans vie, victime de 62 coups de couteau. L'enquête a révélé la présence d'importantes traces de sang, vraisemblablement celles de l'agresseur, blessé lors de l'altercation. Ces éléments de preuve ont permis aux enquêteurs d'établir un profil génétique complet de l'auteur.

Au fil des investigations, une liste conséquente de suspects potentiels a été dressée. Tous les hommes figurant sur cette dernière seront invités à se soumettre à un prélèvement ADN, y compris ceux ayant déjà fourni un échantillon par le passé.

Cette démarche s'appuie sur la récente évolution de la législation en matière d'analyses génétiques. "La législation actuelle nous autorise à rechercher des liens de parenté sur la base du chromosome Y", explique Céline D'havé, du parquet général de Gand. "L'identification de l'auteur pourrait donc être le fruit d'une correspondance avec l'ADN d'un membre masculin de sa famille". Dans cette hypothèse, les enquêteurs s'attacheront à déterminer la nature du lien de parenté (père, fils, frère, neveu, etc.).

Parallèlement, la base de données ADN nationale est passée au crible afin d'identifier d'éventuelles correspondances avec des individus liés génétiquement à l'auteur. L'enquête a également permis de déterminer, grâce au phénotypage, que l'auteur serait originaire d'Europe occidentale et qu'il était âgé d'une trentaine d'années au moment des faits. Ces éléments pourraient s'avérer déterminants dans l'éventualité où l'enquête de parenté produirait des résultats probants.

À ce stade, une enquête de parenté impliquant des participants volontaires, bien que potentiellement décisive, n'est pas encore autorisée par le cadre légal actuel.

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