Chaque nouveau mois apporte son lot de nouvelles règles et législations en Belgique. Dorénavant, les cancers du sein ne pourront plus être traités que dans des cliniques agréées si le patient et l’hôpital veulent obtenir un remboursement des traitements et interventions. Les voyageurs belges à destination d’Israël doivent remplir une autorisation électronique. Et la nouvelle loi européenne sur l’intelligence artificielle entre officiellement en vigueur ce jeudi.
A partir de ce 1er août, les plans de traitement et les interventions chirurgicales pour le cancer du sein ne seront plus remboursés qu’à la condition qu'ils soient réalisés dans l'une des cliniques du sein agréées. Il existe actuellement 79 sites agréés en Belgique, soit 54 cliniques du sein coordinatrices et 25 cliniques du sein satellites.
Cette mesure, annoncée par le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke, a été prise à la suite d'une étude du Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE), qui indique que les femmes traitées dans une clinique du sein non agréée présentent 30% de risques supplémentaires de décéder d'un cancer du sein par rapport aux femmes qui se font soigner dans une clinique du sein agréée.
Face à ce constat, le ministre a annoncé que les hôpitaux non-agréés "n'auront plus droit au financement des interventions chirurgicales pour le cancer du sein et il ne sera plus possible non plus de facturer des soins aux patients dans une clinique du sein non agréée".
Voyage en Israël : remplir une autorisation électronique
Tous les voyageurs belges se rendant en Israël pour des séjours de 90 jours maximum doivent dorénavant remplir une demande d'autorisation de voyage électronique (ETA), comme cela se fait aux États-Unis notamment. Cette ETA doit être remplie et envoyée aux autorités israéliennes avant le début du voyage, sur le site web de la Population and Immigration Authority d'Israël (israel-entry.piba.gov.il).
Tous les détenteurs de passeports sont concernés, quel que soit leur âge, précisent les Affaires étrangères. Cette autorisation est valable pour une durée de deux ans et coûte 25 Nis (environ 6 euros).
Les Affaires étrangères rappellent néanmoins que tous les voyages dans la région sont actuellement fortement déconseillés en raison de la guerre dans la bande de Gaza, d'une situation instable en Cisjordanie, ainsi que des tensions entre Israël, l'Iran et le Hezbollah libanais. Il est recommandé de suivre les conseils des autorités, mis à jour régulièrement, sur le site des Affaires étrangères (diplomatie.belgium.be ).
La première loi sur l’AI entre en vigueur
La loi européenne, définitivement adoptée par les 27 Etats membres le 21 mai dernier, vise à garantir que l’intelligence artificielle développée et utilisée dans l’Union soit digne de confiance, avec des garanties pour protéger les droits fondamentaux des personnes. Le règlement vise aussi à établir un marché intérieur harmonisé de l’IA dans l’Union, en encourageant l’adoption de cette nouvelle technologie et en créant un environnement favorable à l’innovation.
Le texte, dont les différentes exigences entreront progressivement en vigueur, adopte une approche "fondée sur le risque" et impose aux différents systèmes d’intelligence artificielle des contraintes proportionnées aux dangers qu’ils représentent pour la société. Ainsi, les systèmes d’IA ne présentant qu’un risque limité seront soumis à des obligations de transparence très légères, tandis que les systèmes à haut risque, utilisés par exemple dans les infrastructures critiques, l’éducation, les ressources humaines ou le maintien de l’ordre, seront soumis à des exigences renforcées avant d’être autorisés dans l’UE.
Ces exigences comprennent notamment un contrôle humain sur la machine, l’établissement d’une documentation technique, ou encore la mise en place d’un système de gestion du risque. Les interdictions seront rares. Elles concerneront les applications contraires aux valeurs européennes comme les systèmes de notation citoyenne ou de surveillance de masse.
Des règles spécifiques s’appliqueront aux IA génératives, comme ChatGPT d’Open AI, pour s’assurer de la qualité des données utilisées dans la mise au point des algorithmes et le respect des droits d’auteur. Quant aux sons, images et textes générés artificiellement, ils devront clairement être identifiés comme tels, pour éviter des manipulations de l’opinion.
Premiers examens de conduite auto avec accompagnateurs formés
Depuis le 1er mars dernier, les accompagnateurs de candidats conducteurs avec un permis provisoire B doivent suivre une formation qui dure 3 heures. La période minimale d’entrainement pour les futurs conducteurs est passée de 3 à 5 mois.
Dès ce 1er août auront donc lieu les premiers examens avec des accompagnateurs qui ont reçu un bref écolage. Quelque17.140 accompagnateurs ont participé à cette formation.
Nouveau directeur-général de l’enseignement catholique flamand
Bruno Vanobbergen (photo) succède ce jeudi à Lieven Boeve en tant que directeur général de l'enseignement catholique flamand. Boeve avait annoncé il y a un an son intention de quitter ses fonctions le 1er août 2024. Il retournera à la KULeuven pour enseigner.
Administrateur général de l'agence "Opgroeien" (Grandir) et ancien Commissaire aux droits de l'enfant, Bruno Vanobbergen annonce vouloir bâtir des ponts entre l'enseignement et le bien-être de la jeunesse. Il possède déjà un beau parcours dans l'enseignement. "Au cours des 25 dernières années, j'ai notamment enseigné la pédagogie à l'Université de Gand. Et en tant que Commissaire aux droits de l'enfant, j'ai fréquenté de nombreuses écoles."
L'enseignement et en particulier l'enseignement catholique flamand "a une tâche extrêmement importante à accomplir", estime le nouveau directeur général, faisant référence à la qualité du système éducationnel, mais aussi aux phénomènes d'inclusion et d'abandon scolaire en vogue.

