La direction de BelGaN, fabricant de semi-conducteurs situé à Audenarde (Flandre orientale), tiendra ce mercredi soir une première réunion avec les curateurs sur l'avenir du fabricant de puces. L'entreprise technologique - qui emploie quelque 440 personnes - a été contrainte de déposer le bilan en raison d'un manque de liquidités. La direction avait recouru au chômage temporaire pour environ 300 des 440 travailleurs depuis le mois de février déjà. À certains moments, plus de la moitié d'entre eux devaient rester chez eux.
La faillite de BelGaN prononcée à Audenarde, le personnel craint d'être privé de salaire
"La faillite a été prononcée et les curateurs ont été nommés", a confirmé le directeur général Rob Willems. La direction ne souhaite pas donner d'informations préalables sur la réunion avec les curateurs, qui est prévue ce mercredi soir. BelGaN se trouve dans une situation financière difficile après avoir misé sur les puces au nitrure de gallium (GaN). Une technologie prometteuse utilisée notamment dans les chargeurs électriques, les voitures électriques et les centres de données. Mais aussi dans l'audio de haute qualité, l'éclairage LED, les capteurs Lidar et même la navigation spatiale.
Il n'est pas exclu que des acheteurs potentiels se manifestent. Dans l'intervalle, le département de production de l'entreprise, qui emploie à lui seul quelque 300 personnes, sera à l'arrêt. Le personnel se montrait abattu, selon les syndicats, et la direction a décidé de lui laisser le temps de digérer la nouvelle.
Le personnel craint aussi que l'entreprise ne soit plus en mesure de payer les salaires, affirmait ce mercredi Daisy Trenson, du syndicat chrétien ACV. L'entreprise existe depuis plus de 30 ans, mais sa tentative d'adopter une nouvelle technologie de puce n'a pas été assez payante.
