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Le formateur fédéral Bart De Wever a rencontré le Groupe des Dix

Le président de la N-VA, Bart De Wever, qui dirige les discussions pour la formation d’un futur gouvernement fédéral, a rencontré ce lundi matin des représentants du Groupe des Dix. Ce Groupe est composé de cinq représentants des organisations patronales et cinq représentants des syndicats. La discussion s’est révélée "ouverte et constructive", a commenté Pieter Timmermans, le CEO de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB).

Anne François Belga
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Les représentants des syndicats et employeurs (FEB, Unizo, Union des Classes Moyennes et Boerenbond) avaient demandé plus tôt ce mois-ci un échange formel avec le formateur fédéral. Les cinq partis qui participent aux négociations pour la formation d'un nouveau gouvernement, N-VA - Vooruit - CD&V d'une part, MR - Les Engagés de l'autre, avaient déjà rencontré des dirigeants de la Banque nationale, de l'Institut national assurance maladie et invalidité (Inami), de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire, notamment, mais pas encore le Groupe des Dix.

Il semblerait que le président de la N-VA, au vu du timing serré qui s’impose à lui s'il maintient l'ambition d'avoir un gouvernement pour le 20 septembre, ne souhaitait initialement pas inviter de groupes d'intérêts. Il aurait finalement fait une exception pour le Groupe des Dix, haut lieu de la concertation sociale qui rassemble cinq représentants des organisations patronales et cinq des syndicats. Ils ont été reçus ensemble ce lundi matin, pour une grosse heure, par l'Anversois et quelques collaborateurs, sans représentants des autres formations politiques impliquées dans la formation.

Le patron de la FEB Pieter Timmermans (photo) a qualifié la discussion d'"ouverte et constructive". Bart De Wever a écouté les inquiétudes des partenaires sociaux, sans toutefois s'avancer sur des éléments ayant fuité dans la presse (limitation dans le temps des allocations de chômage et limitation de l'indexation au salaire net). Sans surprise, la fédération patronale dit s'inquiéter pour la situation économique, non seulement de l'industrie mais aussi désormais du commerce et des services.

Pieter Timmermans, CEO de la Fédération des entreprises de Belgique

Johan Bortier, directeur du service d'études à l'Unizo - l'Union flamande des entrepreneurs - parle lui aussi d'une concertation constructive. L'organisation d'indépendants a plaidé pour des mesures afin d'atténuer les effets de chocs extérieurs comme l'invasion russe en Ukraine, qui a fait gonfler les prix de l'énergie. Pour elle, cela peut passer par exemple par une révision du panier utilisé pour calculer l'index. Les partenaires sociaux plaident également pour une taxe kilométrique intelligente.

Le syndicat socialiste indique, de son côté, ne pas vouloir que l'on touche à l'index. Il souhaite en revanche que l'on sorte du carcan de la loi sur la norme salariale. Miranda Ulens (photo), secrétaire générale FGTB, l'a encore souligné à la table de Bart De Wever. Selon le syndicat chrétien CSC, Bart De Wever a exposé les grands défis budgétaires, mais a aussi assuré que les groupes les plus vulnérables ne seraient pas affectés.

Lundi midi, une réunion du groupe central de négociation était prévue, avec les présidents de partis, les négociateurs principaux et sherpas. Lundi vers 18h30, on discutera une première fois de la note de départ concernant le marché de l'emploi, la fiscalité et les pensions, une note qui a été présentée avant le week-end aux autres partis. Le formateur souhaite d'importantes réformes dans ces trois domaines, qu'il souhaite donc aborder ensemble. Dès qu'il y aura une certaine clarté sur des mesures concrètes, Bart De Wever souhaiterait rencontrer une nouvelle fois les partenaires sociaux. Pieter Timmermans confie attendre du nouveau gouvernement davantage d'investissement dans la concertation sociale que le précédent.

Miranda Ulens (archives)

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