La zone de police de Sint-Truiden-Gingelom-Nieuwerkerken (Limbourg) a procédé pour la première fois à un test ADN sur quatre chatons, afin de retrouver la personne qui les a abandonnés dans une poubelle (photo), a indiqué ce lundi le commissaire Herman Missotten. Entretemps, les asiles pour animaux tirent une nouvelle fois à la sonnette d’alarme : "Chaque année, des centaines de chatons doivent être accueillis parce que les gens ne font pas encore assez stériliser leurs chats".
La police a fait un test ADN pour l'enquête sur l'abandon de chatons dans une poubelle à Nieuwerkerken
Quatre chatons nouveau-nés ont été trouvés dans une poubelle à un arrêt de bus à Nieuwerkerken (Limbourg) le 13 juillet dernier. Le service flamand d'inspection du Bien-être animal a été alerté par une passante et a prélevé l'ADN des chatons pour tenter de retrouver leur mère. La police a affirmé avoir déjà une idée de l'identité du propriétaire des animaux, mais cherche des preuves qui viendraient étayer ses soupçons. Elle a également assuré prendre très au sérieux la question de la maltraitance animale.
Les résultats des tests ADN ne sont pas encore connus. "Il faudra un certain temps avant de savoir si nos soupçons sont fondés. À ma connaissance, c'est la première fois qu'en tant que force de police, nous participons à une enquête ADN de ce genre dans une affaire relevant de l'Inspection du bien-être animal", a expliqué le commissaire Herman Missotten.
Si les tests ADN permettent d'identifier la mère des chatons, la police devrait pouvoir remonter jusqu'à son propriétaire et rédiger un procès-verbal, qui sera transmis au parquet du Limbourg. Le procureur pourra alors éventuellement décider de poursuivre cette personne. Cette dernière est passible de prison et pourrait également se voir infliger une amende, ainsi qu'une interdiction de posséder des animaux.
Trop peu de stérilisations
L’association Poezenpootjes de Geetbets a été contactée par la police pour venir chercher les chatons, qui ont pu être placés temporairement dans une famille d’accueil. Il n’est pas encore certain qu’ils survivront tous au mauvais traitement.
Dans toute la Flandre, des centaines de chatons sont abandonnés chaque année. "Le problème reste particulièrement important", constate Philip Zurinckx, président de l’asile pour animaux à Saint-Trond (Limbourg). "Tous les asiles qui accueillent des chats sont confrontés en masse à un abandon de chatons, parce que les gens ne font pas suffisamment stériliser leurs chats. Ces derniers peuvent avoir entre 2 et 3 portées par an, avec la naissance d’environ 4 chatons par portée".
"Cela fait quelques années déjà qu’il est obligatoire de faire stériliser un chat, mais ce n’est pas suffisamment appliqué. La seule façon d’y remédier est de sanctionner. Mais je comprends que la police n’ait pas assez de temps ni de personnel pour s’en occuper", souligne Philip Zurinckx.
