À Steenokkerzeel (Brabant flamand), quelque 200 moutons vont "nettoyer" le talus anti-bruit de Brussels Airport dans les semaines à venir. Ainsi, l'aéroport ne devra plus utiliser de tondeuses à gazon sur ce terrain escarpé. "Mes moutons sont habitués à tout, ils ne prênt même pas attention aux avions. Tant qu'ils peuvent paître, ils sont heureux", explique le berger Brecht Laukens.
200 moutons nettoient le talus anti-bruit de Brussels Airport : "des tondeuses écologiques qui ne craignent pas le bruit des avions"
Pour la sixième fois cet été, le berger Brecht Laukens va laisser paître ses moutons sur un talus anti-bruit à Steenokkerzeel. "J'aime travailler sur ce projet parce qu'il y a beaucoup de verdure naturelle ici. C'est un terrain difficile, et mes moutons sont donc tout à fait adaptés pour garder l'herbe courte ici".
Les moutons paîtront sur le mur antibruit à Steenokkerzeel pendant les 2 à 3 prochaines semaines. "Je calcule le temps qu'il leur faudra approximativement pour finir ici, puis je les emmène sur le projet suivant. Mes moutons doivent travailler dur et manger beaucoup pour obtenir suffisamment de nutriments chaque jour", explique Brecht Laukens.
Les moutons doivent beaucoup manger
Le message est donc le suivant : mangez, mangez et mangez encore ! Le bruit des avions ne dérange pas les moutons, comme l’explique Brecht Laukens. "Ils ne lèvent même pas la tête au passage d'un avion, ils continuent à manger".
Pour Brussels Airport, les avantages de cette tonte naturelle sont considérables. "On pourrait aussi utiliser des tondeuses à gazon, mais il est préférable pour la biodiversité que les moutons 'tondent' l'herbe, parce qu'ils la mangent. Cela crée plus d'espace pour d'autres fleurs et plantes. Avec une tondeuse à gazon, l'herbe reste basse et il y a une consommation de carburant. Et c'est aussi agréable pour le voisinage", explique la porte-parole de l'aéroport Ihsane Chioua Lekhli.
Possibilités d'améliorer la gestion des espaces verts
Selon le berger Brecht Laukens, ses moutons offrent de nombreuses possibilités pour d'autres formes de gestion des espaces verts. "C'est un secteur qui a encore beaucoup de potentiel", ajoute-t-il.
