Le groupe de travail central comprenant les négociateurs en chef de la N-VA, de Vooruit et du CD&V et chargé de débroussailler le terrain pour tenter d'aboutir à un accord de gouvernement flamand se réunira mardi pour faire le point sur la situation.
Le groupe central de négociateurs de la N-VA, de Vooruit et du CD&V fera le point mardi
"Après environ deux semaines de négociations, il nous a paru sensé de nous concerter et de faire un point intermédiaire de la situation", a-t-on confirmé, dans l'entourage du formateur flamand, Matthias Diependaele (N-VA). Les négociateurs de la N-VA, de Vooruit et du CD&V travaillent depuis environ deux semaines à un nouvel accord de gouvernement flamand au sein de différents groupes de travail.
Ce fut encore le cas au cours du week-end écoulé. Les groupes de travail Agriculture et Mobilité se sont ainsi réunis longuement, samedi.
Entre-temps, la dernière des 19 notes de négociation - celle sur l'environnement - a été préparée et envoyée. Certains groupes de travail en sont à la deuxième phase, celle au cours de laquelle les commentaires de Vooruit et du CD&V sont incorporés dans la note de négociation.
Pas de blocage majeur
Pour l'instant, il ne semble pas y avoir de blocages majeurs ou de divergences d'opinion vraiment irréconciliables. Mais du côté des négociateurs CD&V et Vooruit, des échos plus critiques montent à la surface. On entend par exemple une petite chanson selon laquelle certaines notes de départ auraient une "empreinte N-VA trop forte" ou le contenu de ces notes reviendrait trop souvent, pour Vooruit, à poursuivre la politique contre laquelle le parti s'est opposé depuis dix ans. On déplore aussi, ici et là, un manque de volonté d'ajuster les notes après la transmission des remarques.
Il s'agit là de difficultés et de désagréments inhérents à la dynamique normale des négociations. Le CD&V et Vooruit auront l'occasion de soulever ces questions avec le formateur, mardi. Le groupe de travail central, composé des principaux négociateurs des trois partis, se réunira dans la matinée.
Normalement, ce groupe de négociation central ne se réunit que dans certains cas, par exemple en cas de blocage majeur ou de percée.
"Mais nous avons pensé qu'il serait judicieux de faire le point après deux semaines", a-t-on indiqué du côté dans l'entourage de Matthias Diependaele.

