Les élèves de la dernière année secondaire de l’Athénée royal d’Uccle 1 (photo), à Bruxelles, ne recevront pas cette semaine leur diplôme de fin d’études (CESS). En cause : le fait qu’ils n’aient pas eu cours de néerlandais pendant plus de deux ans, l’école ne parvenant pas à trouver un enseignant. Les parents réclament une solution de l’école ou du pouvoir organisateur, mais sans succès. La pénurie criante de professeurs de néerlandais ne touche pas que cet athénée ucclois, constate la rédaction de Bruzz.
Pas de diplôme de fin d'études pour les élèves d'une école à Uccle qui n'ont pas eu cours de néerlandais, faute d'enseignant
D’après la chaîne privée RTL, qui rapporte l’information ce mercredi, une quarantaine d’élèves seraient concernés. Ils ne pourront obtenir leur diplôme de fin de secondaire cette semaine parce qu’ils n’ont pas eu cours de néerlandais au dernier degré. Les parents jugent la situation injuste : "Nos enfants ne peuvent pas être punis à cause d’une pénurie d’enseignants, alors qu’ils n’ont pas eu cours de néerlandais pendant deux ans et demi", explique l’un d’eux.
Les élèves pourront repasser l’examen de néerlandais en deuxième session, à la fin des vacances, mais les parents estiment que ce n’est pas une solution. Selon eux, il est impossible que leurs enfants rattrapent en si peu de temps des connaissances et aptitudes non acquises. Ces trois dernières années, le groupe d’élèves n’a pratiquement pas eu cours de néerlandais. Un enseignant a repris la classe début 2024, mais la matière n’a pas pu être rattrapée en si peu de temps.
Une réunion a eu lieu entre parents et direction, sans parvenir à un accord. "Je comprends parfaitement le cri de détresse des parents", réagissait la directrice Marie Cayphas au micro de RTL. "Nous n’avons pas non plus évalué les aptitudes que les élèves ont acquises au cours des derniers mois de cette année scolaire".
La direction est cependant intransigeante : les élèves devront d’abord repasser l’examen. Les parents ne pourront introduire un recours contre la décision de l’école qu’après la seconde session d’examens.
Le problème ne se limite pas à cette école d’Uccle
La pénurie de professeurs de néerlandais dans l’enseignement francophone n’est pas un phénomène nouveau. En 2022, la Communauté française a pris des mesures pour tenter d’y remédier : des compensations financières ont été introduites pour ces enseignants, ainsi que la possibilité pour des enseignants pensionnés de continuer à donner cours.
A l’heure actuelle, il n’est pas clair pourquoi ces mesures n’ont pas permis à l’athénée royal d’Uccle 1 de trouver une solution. Les différentes tentatives de contact entreprises par la rédaction de Bruzz, pour obtenir des explications de la direction de l’école ou du pouvoir organisateur - à savoir Wallonie-Bruxelles Enseignement -, sont restées sans réponse.
