La commune brabançonne flamande de Leeuw-Saint-Pierre (Sint-Pieters-Leeuw en néerlandais), située en périphérie bruxelloise, introduit de nouvelles règles pour les clubs sportifs, afin que le néerlandais y soit parlé autant que possible. Les clubs recevront des conseils clairs, par exemple au sujet de l’inscription de nouveaux membres ou l’organisation de repas festifs (qui permettent souvent de rassembler des fonds pour le fonctionnement des clubs). "Nous insistons pour que le néerlandais soit utilisé comme langue véhiculaire", indique l’échevin des Sports Herwig Smeets (N-VA).
Leeuw-Saint-Pierre lance des règles linguistiques pour les clubs sportifs : "Le néerlandais comme langue véhiculaire"
Au cours des saisons écoulées, un projet avait déjà été mis sur pied au sein de quatre clubs sportifs de Leeuw-Saint-Pierre, en collaboration avec l’association De Rand qui a pour tâche de souligner le caractère néerlandophone de la périphérie flamande de Bruxelles. Les clubs s’étaient mis d’accord pour promouvoir l’utilisation du néerlandais pendant leurs activités. Les règles seront maintenant élargies à l’ensemble des clubs sportifs de la commune brabançonne qui compte, notamment en raison de sa proximité avec Bruxelles, un nombre important de citoyens dont le néerlandais n’est pas la langue maternelle.
"Il s’agit d’une sorte de mode d’emploi comprenant des conseils utiles, afin que les clubs sportifs sachent comment résoudre un certain nombre de problèmes", indiquait à Radio 2 l’échevin des Sports Herwig Smeets (N-VA). "Songez à l’inscription de nouveaux membres ou à l’organisation de repas festifs. Des problèmes y apparaissent toujours, parce que la périphérie de Bruxelles est plurilingue".
"Nous insistons pour le néerlandais soit utilisé comme langue véhiculaire dans les associations sportives. Nous nous trouvons en Flandre, dans une région néerlandophone. Mais nous comprenons que de très nombreuses langues soient parlées dans cette région. Certains parents ne parlent par exemple pas le néerlandais, alors que leurs enfants le parlent. Cela crée une dynamique ou un problème, selon la façon dont on veut le décrire. Les accords en matière d’utilisation de la langue donnent des outils pratiques aux clubs pour inclure tout le monde dans la mise en œuvre de ces règles", concluait l’échevin des Sports.
