Une nouvelle maison de transition a été inaugurée mardi après-midi à Louvain (Brabant flamand). Elle accueillera 16 détenus de longue durée qui arrivent en fin de peine et qui y prépareront leur réinsertion sociale. Il s'agit de la troisième à ouvrir ses portes en Belgique, après celle créée à Malines (province anversoise) en 2019 et la deuxième ouverte en 2023 à Gentbrugge (Flandre orientale).
La maison de transition de Louvain a officiellement ouvert ses portes
Les chiffres de la maison de transition de Malines montrent "que l'approche fonctionne", souligne le ministre de la Justice Paul Van Tigchelt. Septante-deux détenus ont ainsi réintégré la société avec succès depuis l'ouverture de la structure malinoise, il y a bientôt cinq ans.
Dans notre pays, environ 70 % des détenus comparaissent à nouveau devant le juge dans les cinq ans qui suivent leur libération. Dans une maison de transition, les détenus réapprennent peu à peu à assumer des responsabilités et à prendre soin d'eux-mêmes, et se préparent à leur libération.
Tout comme les prisons, les maisons de transition sont des établissements fermés. Les détenus ne peuvent donc pas y entrer et en sortir à leur gré. La sortie de la maison de transition n'est possible qu'après avoir obtenu une permission de sortie, par exemple pour aller travailler, postuler ou suivre une formation. L'intégration dans le tissu social local est un aspect essentiel pour que la transition vers la société libre se déroule au mieux, souligne le ministre Van Tigchelt.
La maison de Louvain est située dans un immeuble de la rue Jansenius. Il s'agit d'une ancienne maison d'habitation qui a été transformée en maison de transition avec plusieurs chambres, des espaces communs et les éléments de sécurité requis. Les premiers détenus y prendront leurs quartiers en juillet. Ceux-ci sont sélectionnés en concertation avec le service psychosocial des prisons concernées et après avoir mené un entretien préliminaire.
Les candidats doivent être à 18 mois maximum de la possibilité d'octroi d'une libération conditionnelle. Les détenus condamnés pour des faits de mœurs ou pour terrorisme ne sont pas éligibles. Une quatrième et une cinquième maison de transition ouvriront à Hamme (Flandre orientale) et à Enghien (Hainaut).
